Cette élection doit marquer le retour à un pouvoir civil, alors que le pays est gouverné par une junte militaire depuis un coup d’État en 2021. La date du scrutin est sans cesse repoussée depuis l’arrivée au pouvoir des putschistes.
Depuis le coup d’État militaire de mai 2021, l’espoir d’un retour à un pouvoir civil au Mali semble s’éloigner toujours davantage. Ce lundi, la junte a annoncé le report de la prochaine élection présidentielle, initialement prévue pour février 2024.
Les dates des deux tours de l’élection, qui devaient se tenir les 4 et 18 février 2024, « connaîtront un léger report pour des raisons techniques », a déclaré le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maïga, lors d’une conférence de presse à Bamako. « Les nouvelles dates de l’élection présidentielle feront l’objet [d’un] communiqué ultérieurement », a-t-il ajouté.
La junte annule les élections législatives de 2023
De plus, la junte militaire renonce à organiser les élections législatives prévues pour fin 2023. Le gouvernement « décide d’organiser, exclusivement, l’élection présidentielle pour sortir de la Transition. Les autres élections feront certainement l’objet d’un autre chronogramme qui sera établi par les nouvelles autorités, sous les directives du nouveau président de la République », précise Abdoulaye Maïga.
Sous la pression de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), les putschistes s’étaient engagés dès 2021 à organiser une élection présidentielle en février 2022, destinée à permettre le retour à un ordre civil. Mais fin 2021, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte et dirigeant de facto du Mali, avait annoncé le report du scrutin pour février 2024. L’annonce de dimanche peut amener à douter de la bonne volonté des militaires, qui semblent déterminés à se maintenir au pouvoir indéfiniment, alors que les coups d’État se multiplient au Sahel.
Le Journal du Dimanche / Provinces26rdc.com
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