Planification familiale : les experts réfléchissent sur les interventions phares afin d’augmenter la prévalence contraceptive moderne en RDC

Le faible taux de prévalence contraceptive est l’une des causes de décès maternels en République démocratique du Congo. Le pays fait partie de ceux au monde qui affichent des taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile les plus élevés. La prévalence contraceptive en RDC est parmi les plus faibles de la région.

Dans l’optique de fournir les données pouvant aider dans la planification familiale qui est l’une des stratégies efficaces pour la réduction de la mortalité maternelle, le vice-ministre de la Santé publique, hygiène et prévention, Dr Serge Emmanuel Holenn, a ouvert ce mercredi 13 septembre à l’hôtel Fleuve Congo, un atelier de réflexion sur les interventions phares pour augmenter la prévalence contraceptive moderne en RDC.

Ces assises organisées par le centre de recherche Patrick Kayembe affilié à l’Ecole de santé publique de Kinshasa, en collaboration avec le ministère de la Santé publique, hygiène et prévention s’étendent jusqu’à ce jeudi 14 septembre. L’objectif poursuivi par cet atelier est de mettre en valeur les bonnes pratiques et les expériences positives afin d’atteindre les objectifs fixés dans le plan stratégique 2021 -2025.

Pour le vice-ministre de la Santé publique, hygiène et prévention, il est important de mutualiser les efforts fournis par tous les partenaires afin de booster la prévalence contraceptive qui demeure très faible en RDC.

« Nous saluons avec intérêt l’initiative de l’organisation de ce forum qui permettra des échanges d’expériences et un enrichissement mutuel qui fourniront au ministère de la Santé publique, hygiène et prévention des éléments majeurs pour améliorer l’accès et l’utilisation des méthodes contraceptives modernes en RDC », a-t-il déclaré avant d’appeler par la même occasion les différents bailleurs de fonds à mettre la main à la pâte pour que les recherches sur la planification familiale puissent évoluer. Il a également encouragé d’appuyer le Centre de recherche Patrick Kayembe (Crpk) pour continuer à produire les évidences solides.


Dr Serge Emmanuel Holenn, vice-ministre de la Santé publique, hygiène et prévention

« Ces assises valorisent ce qui est fait dans notre pays dans le cadre de la planification familiale. Nous avons voulu reunir ceux qui sont sur le terrain (experts) mais aussi ceux qui fournissent les moyens (les bailleurs) pour qu’ils échangent entre eux de sorte que tout le monde saura ce que l’autre fait afin que nous retenions les expériences positives qui peuvent être généralisées dans l’ensemble du pays. Nous pensons que cela va avoir un impact sur la prévalence contraceptive moderne. Notre pays est encore très loin et s’il n’y a pas de planification familiale, il y aura un impact négatif sur la santé de la mère », a soutenu le professeur Lusamba Dikasa Paul – Samson, Directeur du centre de recherche Patrick Kayembe.


Professeur Lusamba Dikasa Paul-Samson

Selon les derniers chiffres disponibles présentés par le professeur Pierre Akilimali, Directeur de Recherche de Crpk, seules 15% des femmes vivant en union, utilisaient en 2020 les méthodes contraceptives modernes alors que l’objectif assigné lors de la dernière version du plan stratégique était d’atteindre une prévalence de 19%. Ainsi pour atteindre d’ici 2025 l’objectif du nouveau plan stratégique, au terme de ces assises, un document synthèse avec des bonnes pratiques et expériences positives détaillées sera produit par les participants.

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