Un autre pas important vient d’être franchi vers l’application du cessez-le-feu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en dépit de quelques accrochages signalés dans certaines zones. Il s’agit notamment de l’élaboration du Mémorandum d’entente entre la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le Gouvernement congolais et l’AFC/M23.
A ce stade du processus, ce document est jugé important, voire stratégique, dans la mesure où, une fois signé, il engagera les parties sur le respect du cessez-le-feu. C’est tout dire de l’importance stratégique de ce document pour les médiateurs américains et qataris, pour le Conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi que pour l’Union Africaine qui misent, tous, sur l’expertise de la CIRGL dans le suivi et la vérification du cessez-le-feu dans l’Est de la RDC.
Pour jouer pleinement le rôle que les différentes parties attendent d’elle, on apprend que la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs accélère présentement sa redynamisation, en vue d’assumer cette responsabilité avec succès.
Le contenu du Mémo
Selon les confrères de RFI qui ont l’exclusivité de consulter le document, ce mémorandum d’entente vise à définir les modalités et le cadre opérationnel pour la mise en œuvre rapide et complète du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, ainsi que son interaction avec les structures de surveillance convenues à Doha.
Le document, à en croire la source, précise la mission du Mécanisme : surveiller le cessez-le-feu, enquêter sur toute violation présumée et prendre les mesures nécessaires auprès des parties concernées pour éviter de nouvelles violations.
Le Mémo détermine aussi la composition du Mécanisme de surveillance et de vérification : trois représentants du Gouvernement congolais et trois du groupe politico-militaire AFC/M23. Il prévoit aussi que des représentants de l’UA, du Qatar et des États-Unis puissent également intervenir comme observateurs. La CIRGL en fait également partie.
Le texte prévoit également une vérification conjointe. Celle-ci sera menée par une équipe nommée par le commandant du Mécanisme qui n’est autre que le général de brigade zambien Charles Simuyuni Nakeempa, avec un nombre égal de représentants des parties.
Selon le Mémo, les Américains, les Qataris et l’UA pourraient également participer aux enquêtes, comme observateurs.
Mais, la grande question qui reste à résoudre, c’est celle du financement du dispositif.
La Tempête des Tropiques / Provinces26rdc.com
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