Précisions de Patrick Muyaya sur le CONOPS : « La neutralisation des FDLR ne signifie pas les tuer »

Le gouvernement congolais a apporté des précisions importantes sur la notion de « neutralisation » des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dans le cadre du processus de paix en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Lors d’un briefing de presse mardi 28 juillet 2026, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a insisté sur le fait que neutraliser ne signifie pas éliminer physiquement les combattants.

« La neutralisation ne signifie pas tuer. Elle consiste à réduire la capacité de nuisance pour que ces forces résiduelles ne représentent plus une menace pour la sécurité du Rwanda », a-t-il expliqué.

Cette mise au point intervient après l’annonce de la signature par les FDLR d’un protocole de démilitarisation, de démobilisation et de cantonnement. Pour Kinshasa, cette étape s’inscrit dans les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington.

Le gouvernement congolais affirme ainsi respecter sa part du processus et attend des avancées du côté rwandais, notamment le retrait de ses troupes du territoire congolais.

« Il faut deux pour danser le tango. Nous faisons notre part et nous espérons que le Rwanda va, à son tour, retirer ses troupes conformément aux engagements pris », a déclaré Patrick Muyaya.

Kinshasa considère que la question des FDLR est souvent utilisée comme justification des interventions rwandaises en RDC. Le gouvernement affirme vouloir « déconstruire chaque prétexte » afin de parvenir à une paix durable.

« Nous sommes dans une dynamique où nous voulons régler définitivement la question sécuritaire dans l’Est du pays », a souligné le porte-parole.

Selon lui, les FDLR actuels ne représentent plus qu’une menace résiduelle. Plusieurs centaines de combattants auraient déjà été rapatriés vers le Rwanda ces dernières années.

Le gouvernement rappelle également que la majorité des zones où sont localisés les FDLR échappent au contrôle de l’armée congolaise.

« Tant que certaines zones restent sous contrôle étranger, il est difficile de mener des opérations efficaces », a fait savoir Patrick Muyaya.

Malgré ces contraintes, Kinshasa affirme poursuivre ses efforts à travers la sensibilisation, la démobilisation volontaire et, si nécessaire, des actions militaires ciblées.

 


Ya Biso News / Provinces26rdc.com

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