« Une République qui se veut démocratique et Etat de droit, comme le Congo, est caractérisée par l’existence des lois inspirées par une Constitution votée par le peuple et par l’autorité de l’Etat sur tous les citoyens et sur l’ensemble du territoire national », écrit l’Ambassadeur André-Alain Atundu, communicant du Front commun pour le Congo (FCC), avant d’ajouter que « ceci suppose une forte volonté de vouloir vivre ensemble et l’engagement moral, sans faille, de travailler à cet effet pour construire la cohésion et l’économie nationale sous la haute direction d’un Chef d’Etat élu au suffrage universel, accompagné d’un Parlement représenté par des élus du peuple, secondé par un gouvernement qui agit dans le respect de la volonté et des aspirations du peuple, de la Constitution et de la séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire ».
Dans un tel Etat, ajoute-t-il, la vie sociale et politique est caractérisée par la discipline républicaine des citoyens et des dirigeants pour promouvoir l’intérêt général et la paix sociale. Cependant, constate le PCA de la Snel SA, il se passe ces derniers temps des choses bizarres qui nous éloignent de cet idéal national, commun et communautaire sur base d’intoxication, de manipulation et de sevrage d’information de la part de certains individus de mauvaise foi qui bradent l’esprit de vérité et de loyauté.
Les propositions de Minaku et Sakata pour compléter le pouvoir d’injonction du ministre de la Justice
Le débat en cours au sein de l’Assemblée nationale sur 3 propositions de lois initiées par les honorables Minaku et Sakata en est une parfaite et regrettable illustration sur fonds de mensonge, de frustration, de vengeance personnelle et même de perfidie. Présentées à tort et à dessein par un communiqué de l’UDPS comme une volonté du FCC d’influencer le cours de la justice à travers un de ses représentants dans le gouvernement national en l’occurrence le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux Célestin Tunda, ces 3 propositions ont été initiées par deux députés et soumises à leurs collègues des commissions ad hoc et à la plénière dans le but notamment de compléter la disposition légale qui confère au ministre de la Justice le droit d’injonction sur les magistrats des parquets.
Atundu de poursuivre, ces 3 propositions n’ont pas été proposées par le FCC, famille politique, tout comme elles n’ont pas été présentées, par les familles de Minaku et Sakata. Ceux-ci n’ont pas agi au nom de leurs familles politiques et biologiques, mais au nom du droit d’initiative reconnu à chaque député. « Exercer un droit reconnu par notre constitution, nos lois et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale dans le but de compléter une loi qui en l’état n’est pas conséquente, est-ce un crime ? », se demande-t-il.
L’utilisation de « milice motorisée » est un crime grave contre la démocratie qui devrait être imprescriptible
Pour lui, de là prendre prétexte de la méconnaissance de la loi et de la pratique pour utiliser une milice motorisée œuvrant sous le couvert de transport en commun, est une atteinte inadmissible à la liberté du député et à l’inviolabilité du parlement ; bref, un crime grave contre la démocratie, une perfidie. Un tel acte devrait être imprescriptible. Car, lorsqu’un député est menacé dans son intégrité physique à cause des propos ou actes posés dans l’enceinte du Parlement, peut-on encore parler de régime démocratique ou d’un Etat de droit ?
Lorsque le débat quitte le parlement, court les rues jusque dans les résidences privées, peut-on encore parler de régime démocratique ou d’un Etat de droit ? Voilà pourquoi les autorités nationales doivent réagir avec fermeté vis-à-vis des auteurs de tels agissements. En l’occurrence, mettre hors d’état de nuire ces milices motorisées utilisées par l’UDPS pour combattre la liberté d’expression, la démocratie et l’autorité de l’Etat.
Faute de fermeté, prévient André-Alain Atundu, la rue va kidnapper le pouvoir des élus et des commis de l’Etat au risque de créer une belle pagaille : les manifestations contre le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, le Gouverneur de la Ville, Ronsard Malonda sont dans cette logique ; les Inspecteurs généraux de la Police, chargés de faire respecter l’ordre public, doivent agir avec promptitude et fermeté pour éviter le naufrage de notre démocratie en noyant nos nobles idéaux de liberté, de développement et de paix sociale dans les mesquineries de la vengeance et du défi.
Selon lui, la loi est faite non pour plaire à une catégorie de citoyens, mais pour assurer le fonctionnement harmonieux de la communauté nationale, en vue d’atteindre les objectifs de gouvernement, de développement et de paix sociale dans l’intérêt de la communauté nationale. « Etre indifférent et apathique devant cette menace équivaudrait à une neutralité de complicité », termine-t-il, tout en demandant qu’on arrête cette dérive qui risque d’entrainer la démocratie congolaise dans les fourches caudines de la dictature ou de l’anarchie.
L’Avenir /provinces26rdc.net
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