RDC-Grève des transporteurs à Kinshasa : les taxis jaunes absents sur l’axe Ngiri-Ngiri – Bandalungwa – UPN – Rond-point Ngaba

Ce lundi 16 mars 2026, la circulation des taxis jaunes et des taxi-bus était quasiment inexistante sur l’axe reliant Ngiri-Ngiri, Bandalungwa, l’Université pédagogique nationale (UPN) et le Rond-point Ngaba, à Kinshasa.

Aux premières heures de la matinée, aucun véhicule de transport en commun n’était visible sur la chaussée. L’appel à la grève lancé par les transporteurs semble ainsi avoir été largement suivi sur ce tronçon très fréquenté de la capitale congolaise.

En l’absence de taxis et de taxi-bus, les motos-taxis ont pratiquement pris le relais du transport sur plusieurs artères de la ville. Cette situation a rapidement entraîné une hausse des tarifs, les conducteurs de motos profitant de la forte demande des usagers contraints de rejoindre leurs lieux de travail ou leurs établissements d’études.

Échauffourées au Rond-point Ngaba

La matinée a également été marquée par des tensions au Rond-point Ngaba. Selon plusieurs témoins, des motards se sont attaqués à des taxis jaunes qui tentaient de circuler malgré le mot d’ordre de grève.

Alertés, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont intervenus pour rétablir l’ordre. Plusieurs motards ont été interpellés lors de cette intervention, permettant un retour progressif au calme dans ce carrefour stratégique de la capitale.

Il sied de noter que la situation reste toutefois suivie de près par les autorités, alors que les usagers des transports en commun continuent de subir les effets de cette paralysie partielle de la mobilité urbaine à Kinshasa.

Grève des chauffeurs à Kinshasa : les Kinois contraints de dépenser davantage pour se déplacer en moto

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Ce lundi 16 mars, les transports en commun se font rares dans les rues de la capitale à la suite de la grève des chauffeurs. Face à cette pénurie de moyens de transport, la population kinoise n’a eu que deux options : faire le pied, communément appelé à Kinshasa « ligne 11 », ou débourser une somme importante pour se déplacer à moto. C’est le constat fait sur le terrain par la rédaction de Mediacongo Press (MCP).

Rencontrée ce matin, une Kinoise a exprimé son mécontentement au micro de MCP, affirmant avoir dépensé une somme importante pour atteindre son lieu de travail.

« J’ai quitté chez moi à Kasavubu pour me rendre à mon lieu de travail situé sur le boulevard du 30 Juin. À mon arrivée à Victoire, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de transport. J’ai été contrainte de prendre une moto pour aller à Huileries, moyennant 4 000 FC. Ensuite, j’ai encore pris une autre moto jusqu’à la REGIDESO, au croisement de l’avenue Huileries et du boulevard du 30 Juin, pour 3 000 FC. De là jusqu’à mon lieu de travail, je n’ai rien payé : un volontaire m’a aidée en me déposant à la banque Equity, sur le boulevard », a dénoncé Mademoiselle Cynthia Divengele.

Par ailleurs, plusieurs élèves et travailleurs ont dû parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs écoles ou leurs lieux de travail. D’autres, n’ayant pas suffisamment de force pour effectuer ce long trajet à pied, ont tout simplement décidé de rebrousser chemin.

Il sied de noter que cette grève des transporteurs a perturbé la circulation dans la capitale. Les conducteurs protestent notamment contre les tracasseries policières liées au contrôle des documents, notamment le permis de conduire, la vignette et le contrôle technique.

 

Provinces26rdc.com

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