Le député national Kahozi Bin Malisawa demande au Parlement et au gouvernement central de prendre au sérieux le problème du « phénomène Bilanga » à la frontière de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga au sérieux.
Il l’a dit ce jeudi 20 août 2020 dans un interview accordée au Quotidien Lushois « Échos du Congo ». Selon Kahozi Bin Malisawa, « ce qui se passe à la frontière de Kasumbalesa mérite d’être débattu au Parlement et au Conseil des Ministres. »
En vacances parlementaires, l’élu de Lubumbashi se dit « très préoccupé par ce qui se passe au poste frontalier de Kasumbalesa où les civils se réclamant appartenir à un parti politique se livrent aux manœuvres contraires aux lois du pays ; des jeunes qui s’adonnent à la contrebande favorisant ainsi la fraude douanière à cette deuxième porte d’entrée du pays. »
Kahozi Bin Malisawa, poursuit le Quotidien Échos du Congo, « s’inquiète de pertes que le trésor public enregistre au quotidien à Kasumbalesa suite à l’activisme des animateurs du phénomène Bilanga ; un phénomène qui prend d’autres allures à ces jours ». Il condamne, par ailleurs, fermement les actes de sabotage commis à l’endroit des institutions et services de l’Etat sur ce coin du Pays par des personnes probablement identifiables.
L’élu de la circonscription électorale de Lubumbashi, se dit également « étonné de voir des personnes privées, civiles par leur état, se substituer aux services de l’ Etat au point d’imposer la loi à la frontière, selon les renseignements qui lui sont fournis ».
La note qui suscite l’haurissement auprès de ce député national, indique Échos du Congo, est « la vidéo qui circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux montrant un militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) gradé au rang de Capitaine intimé d’un ordre par les individus vêtus aux effigies d’un parti politique de signer une décharge pour la libération d’un élément et d’un colis dans un bureau où des taxes sont perçues par ces civiles. »
L’ancien bourgmestre de la Commune Annexe, Kahozi Bin Malisawa Augustin, plaide pour une descente des élus tant provinciaux que nationaux sur terrain pour palper du doigt la situation de manière à tirer au clair le problème afin de proposer des solutions idoines. « La RDC a beaucoup des frontières, pourquoi ce phénomène ne se vit actuellement qu’au Haut-Katanga plus précisément à Kasumbalesa, » s’est-il interrogé.
MNC TV Congo /provinces26rdc.net
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