RDC-Haut-Katanga : Pas de mines sans énergie électrique

Pas de mines sans énergie électrique. Le secteur minier, et principalement au Katanga, continue de faire face à un déficit en énergie électrique. Pour y remédier, la région du Katanga importe  de la Zambie 110 Méga Watt qu’elle met à la disposition des miniers. Ce qui reste insuffisant. Toutefois, le pays compte aujourd’hui quelques projets de production de l’énergie électrique portés par des privés. Mais il faudra encore patienter quelques années avant de voir les mines être mieux alimentées en énergie électrique.

L’un des projets du secteur énergétique dans la région du Katanga est celui de l’entreprise Kipay Investment. Elle veut  produire 110 mégawatts et alimenter tant les mines que les ménages. Les travaux de construction d’une  centrale solaire  à Fungurume et un barrage hydroélectrique sur la rivière Lufira démarrent  l’année prochaine. Eric Monga, directeur de Kipay Investment précise toutefois qu’il y a des préalables

‘’La construction de l’ouvrage ne peut commencer que lorsqu’il y a accessibilité sur le site et pour cela, il  faut une route. C’est pourquoi nous avons commencé à ouvrir la route. De la route qui va vers Mitwaba, il faut  75 kilomètres pour rejoindre le site ou sera érigé le barrage hydroélectrique. Nous croyons qu’avec l’arrivée de la saison sèche, les travaux vont avancer‘’.

Trois autres projets à Lubudi 

Dans la province du Lualaba toujours dans  la région du Katanga, les mines sont en plein essor, et la demande en  énergie électrique est croissante malgré la construction du barrage hydroélectrique de Busanga de 240 Megawatts. Pour ce faire,  l’entreprise Tembo Power  développe trois autres projets et compte produire 115 mégawatts.  Mais les entreprises minières  doivent encore attendre environ 3 ans, explique Bertrand Rochecouste, son directeur.

”Nous avons trois projets de centrale hydroélectrique en cascade. Il y a celui qui s’appelle Kawa  de 17 Mégawatts, Dikolongo de 17.5 Mégawatts et Kambunji de 31.5 Mégawatts. Et ils sont accompagnés d’un autre projet, celui d’une centrale  photovoltaïque de 50 mégawatts. Pour l’heure, nous attendons du gouvernement Congolais la signature du contrat de cession. C’est un projet de plus de 280 millions de dollars américains. Nous espérons  commencer les travaux en septembre 2023. Ça va prendre en tout 42 mois pour les 115 mégawatts à  mettre en service”.

Réhabiliter les centrales existantes

En RDC, le secteur minier n’est pas le seul demandeur d’énergie électrique. L’industrie et même les ménages ont, eux aussi, un accès faible à l’électricité. C’est le cas à Kisangani dans la province de la Tshopo au Nord-Est du pays. Pour un besoin de 40 mégawatts, la  centrale hydroélectrique de la Tshopo, vieille de plus de 60 ans, ne produit environ que 2.5 mégawatts à la suite d’une panne et à la vétusté du matériel. Un projet d’appui à l’amélioration de la desserte en électricité est en cours d’exécution, explique Hamed Ben Haj, directeur de l’entreprise Congo Energy.

”C’est un projet d’une centrale électrique qui produit de l’énergie solaire. On a aussi la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Tshopo 1. Actuellement, on est en train de  mettre en place le réseau de distribution afin de desservir  aussi bien le commerce que l’industrie dans la province de la Tshopo”.

D’ici à 2030, la RDC ambitionne de relever le niveau d’accès de la population à l’électricité – soit de moins de 10 % à 30 %.


Magazine La Guardia / Provinces26rdc.net

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