RDC : Inga et Zongo en baisse de production à cause de l’étiage

L’alerte a été donnée par le directeur général de la Société nationale d’électricité, Teddy Lwamba, sur l’étiage actuellement observé au niveau des bassins de retenue des barrages d’Inga et Zongo, situés dans la province du Kongo central. Cette situation a entraîné l’arrêt de certaines machines, bien qu’elles soient opérationnelles, provoquant ainsi une baisse de la production d’énergie électrique.

Depuis le début de la saison sèche, le débit du fleuve Congo est passé d’environ 80 000 m³ par seconde pendant une grande partie de l’année à près de 30 000 m³ par seconde durant les mois de juillet et août. Tous les signaux confirment cette diminution du niveau du fleuve. Celle-ci est particulièrement visible au niveau des deux canaux d’amenée qui dérivent l’eau du lit principal vers les centrales.

Nous avons le fleuve Congo qui alimente Inga 1 et Inga 2 par son bassin. Normalement, le niveau minimum, c’est 147,95 mètres. Et nous avons été surpris, depuis le 6 juin, d’une baisse continuelle du niveau du fleuve Congo qui a fait que nous puissions, à Inga 1 aujourd’hui, arrêter trois machines, dont à peu près 165 MW, pour rester dans les normes d’exploitation de nos machines, pour ne pas créer des dommages à l’aval, a expliqué un ingénieur de la SNEL.

L’expert ajoute qu’au niveau de Zongo 1, sur la rivière Inkisi, il y a eu une perte de 2,65 mètres qui a fait arrêter les groupes 3 de Zongo 2, soit 50 MW. « Si nous prenons les trois machines de Inga 1 qui sont arrêtées par rapport au niveau d’eau du fleuve et une machine de Zongo 2 qui est arrêtée par rapport au niveau de la rivière Inkisi, nous avons pratiquement 215 MW. Quand on prend 155 plus 50, ça fait 205 MW. Et les 205 MW sur la région ouest, dont la ville de Kinshasa, si je prends la puissance de Kinshasa de 600 MW, c’est un tiers de la ville qui est dans le noir », a-t-il précisé.

Sur ces installations, la baisse est nettement perceptible. Les instruments de mesure et de contrôle de niveau corroborent également cette tendance. La situation actuelle met en évidence les contraintes hydrologiques affectant la production énergétique. Elle appelle, par conséquent, à une gestion rigoureuse des ressources disponibles.

Toutefois, la task force de l’opérateur public rassure de sa détermination à servir sa clientèle malgré la baisse du niveau de l’eau sur le fleuve Congo. Avec insistance, la SNEL appelle à une utilisation rationnelle du courant électrique.


Ouragan / Provinces26rdc.com

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