Sept leaders du groupe armé Mouvement nationaliste lumumbiste, qui se sont rendus aux autorités dans le cadre du programme de désarmement, sont aux arrêts depuis quatre jours dans la chefferie de Babila Babombi dans le territoire de Mambasa (Ituri). Ils avaient été convoqués par des services de renseignements militaires pour être entendus sur un certain nombre de faits qui leur sont imputés. La coordination territoriale de la Nouvelle société civile du Congo (SNCC) dénonce cette arrestation qui, selon elle, risque de dissuader d’autres rebelles en attente du démarrage effectif du processus PDDRC-S.
C’est depuis dimanche que ces responsables du Mouvement nationaliste lumumbiste ont été invités à Makumo, une entité située à une douzaine de kilomètres de Biakato.
Convoqués par les services de renseignements militaires, ils ont été entendus puis aussitôt mis aux arrêts, affirme John Vuleverio, défenseur des droits humains.
Et pourtant, poursuit-il, ce groupe armé a adhéré depuis plusieurs mois au processus de paix. Il demande aux autorités militaires de se pencher sur cette question pour que la chefferie de Babila Babombi ne retombe plus dans la violence:
« Les autorités devraient mettre les choses au clair. Est-ce que réellement on a besoin que ces jeunes restent cantonnés en forêt parce que c’est inacceptable de voir les compatriotes qui ont accepté l’appel du chef de l’Etat encore être arrêtés. Ça va impacter négativement dans l’opération de sécurisation de la population dans la chefferie de Babila Babombi surtout que nous tendons vers les échéances électorales où les gens sont consacrés à faire le choix de leurs représentants ».
Aux dernières nouvelles, certains parmi ces miliciens qui étaient pré-cantonnés à Kasoko commencent à regagner leurs bastions dans la forêt, indique la même source.
Contacté par Radio Okapi, un responsable de l’armée dans la zone explique que certains parmi ces miliciens seraient des collaborateurs de Kiandenga, un chef Maï-Maï, qui est aussi aux arrêts.
Ituri : les FARDC mettent la main sur quatre bandits près de Komanda

Les Forces armées de la République Démocratique du Congo ont arrêté dans la nuit de lundi à mardi 3 octobre, quatre bandits dont trois auteurs de décapitation des civils dans des champs situés dans la localité de Kandoyi il y a de cela 4 mois, sur l’axe Bakpulu en territoire d’Irumu.
D’après le lieutenant-colonel Idelphonse Mbalo commandant de le 3203ᵉ régiment basé à Mungamba qui a procédé à la présentation de ces bandits au comité local de sécurité. Ces bandits ont été appréhendés après l’alerte de la population sur leur mouvement.
Devant les autorités locales, l’officier de l’armée a indiqué que les bandits seront transférés à la justice afin qu’ils répondent de leurs actes.
À cette occasion, le lieutenant-colonel Idelphonse Mbalo a invité les jeunes à quitter la brousse pour intégrer l’armée que d’exposer leurs vies.Il y a au moins 4 mois, les services de sécurité avaient arrêté vers Komanda un autre groupe de criminels détenteurs d’une arme de type PKM.
Ituri : des nouveaux animateurs nommés à la tête de la DGRPI

La Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI) a un nouveau comité directeur à sa tête.
Cette régie financière provinciale sera désormais dirigée par Aloa Obema nommé directeur général en remplacement de Chwekabo Jean-Laurent. Le poste de la comptabilité et fiscalité est désormais assumé par Sabin Kiyombe, tandis que l’administration et finances est confiée à Milton Lonu Lonema.
Les nominations ont été rendues publiques tard dans la soirée de mardi 3 octobre, à travers un arrêté signé par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’kashama Johnny.
Un jour avant la nomination de cette nouvelle équipe à la tête de la DGRPI, les agents avaient déposé un mémorandum au DG sortant réclamant leurs arriérés de trois mois, de juillet au septembre 2023.
Radio Okapi/Provinces26rdc.com
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