RDC-Ituri : au moins 26 personnes tuées par des rebelles

Au moins 17 cadavres ont été découverts en Ituri en proie aux violences de groupes armés, où neuf autres personnes ont été tuées jeudi.

Les 17 dépouilles en décomposition, dont certaines décapitées, ont été trouvées jeudi 26 mai 2022 par des militaires en patrouille au bord de la rivière Ituri, vers la colline Balakima, en territoire d’Irumu, a indiqué à l’AFP Dieudonné Malangay, membre de la société civile de la chefferie de Walese Vonkutu.

« Jusque-là, ce sont 17 têtes, certaines retrouvées dans une pirogue et d’autres (…) dans la brousse, juste à côté de la rivière. C’est difficile d’identifier les victimes en raison de l’état des corps, mais ça doit être des civils pris en otages qui ont été tués par les rebelles ADF (Forces démocratiques alliées) », a-t-il supposé.

« Il faudra une expertise des services spécialisés pour bien comprendre les circonstances de leur mort », a estimé Dieudonné Malangay. « Selon l’armée qui a fait la découverte, il y a 17 corps. Nous y allons pour vérifier cette information et procéder aux enterrements », a de son côté déclaré David Beiza, président de la Croix-Rouge locale.

Attaques sanglantes

Le territoire d’Irumu, dans le sud de l’Ituri, situé à la frontière avec la province du Nord-Kivu, est la cible de fréquentes attaques sanglantes du groupe ADF, présenté par l’organisation djihadiste État islamique comme sa branche en Afrique centrale.

La dernière attaque d’envergure attribuée à ce groupe remonte à la mi-mai, lorsqu’au moins 20 civils avaient été massacrés dans le village Monge.

Plus au nord, dans le territoire de Djugu, au moins neuf personnes ont été tuées jeudi par de présumés miliciens d’un autre groupe armé, la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco), dans une attaque contre le village Soba, ont affirmé à l’AFP Pilo Mulindo et Charité Banza, respectivement responsable de chefferie et président de la société civile de Bahema-nord.

Secte religieuse

Considérée comme l’un des groupes armés les plus meurtriers dans la partie orientale de la RDC, la Codeco est structurée autour d’une secte religieuse et prétend défendre les intérêts des Lendu, une communauté de l’Ituri.

L’Ituri et le Nord-Kivu sont depuis une année sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a remplacé l’administration civile par l’armée et la police mais n’est pas parvenue jusqu’à présent à mettre fin aux violences.

Mambasa : des soupçons sur une présence de la Monusco à la base d’une vive tension à Niania

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Une vive tension est observée ce jeudi 26 mai 2022 au centre de négoce de Niania, tout est parti d’une rumeur faisant croire une présence des véhicules de la Monusco dans la zone.

Suite à cette fausse rumeur, une frange de la population, en majorité les jeunes, sont descendus dans la rue pour dire non à tout déploiement de mission onuisenne à Niania.

Dans cette manifestation spontanée, l’on déplore l’incendie d’un véhicule de marque Land Cruiser appartenant à l’ONG internationale Mercy Corps.
L’hôtel VGH de la place est également vandalisé par des manifestants, mais aucun bilan humain n’est encore signalé.

Plusieurs coups de balles ont été tirés en l’air par les Forces de l’ordre pour contenir les manifestants, a constaté un reporter de buniaactualite.com sur place.

L’administrateur militaire adjoint du territoire de Mambasa, interrogé à ce sujet, a estimé que les véhicules soupçonnés n’appartiennent pas aux casques bleus de l’ONU, plutôt à l’ONG Mercy corps et quittaient Mambasa pour Bunia en contournant par Niania, Isiro, Durba afin de regagner le chef-lieu de l’Ituri pour subir un entretien technique.

« J’appelle la population au calme et à laisser les véhicules passer librement » a lancé le Colonel Tshishimbi Pombwa Maxime.

Pour le moment, un calme apparent s’observe dans cette entité située à plus de 400Km au sud-ouest de Bunia mais toutes les activités sont restées suspendues toute la soirée.

Une véritable antipathie s’observe contre la mission des Nations-Unies en RDC dans cette zone forestière de l’Ituri où les habitants soupçonnent la Monusco de soutenir les rebelles ougandais de l’ADF responsables des massacres depuis plusieurs années.


AFP / Africanews / Provinces26rdc.net

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