Dans un message adressé à ses compatriotes, le président de l’Alliance pour le changement (ACh), coordonnateur de la Coalition de la gauche congolaise (CGC) et membre du présidium de la C64, présente cette journée comme un rendez-vous avec « l’histoire », en référence au combat mené, selon lui, pour défendre la Constitution, la démocratie et l’État de droit.
« Nous serons tous dans les rues pour dénoncer la tyrannie, le mensonge et la manipulation », déclare-t-il, appelant également à « rejeter avec force le changement de constitution pour permettre à M. Félix Tshisekedi de s’octroyer un troisième mandat à la tête de notre pays ».
À Kinshasa, Jean-Marc Kabund demande aux manifestants de suivre les consignes qui seront données, de se regrouper et de se diriger vers le Palais du peuple.
« Nous irons à la rencontre des députés pour leur dire non, non, non à l’entreprise qu’ils sont en train de faire pour le moment », affirme-t-il.
Dans les provinces, il appelle les manifestants à se regrouper afin de se diriger vers les différentes assemblées provinciales pour dénoncer le changement de Constitution.
Cette mobilisation intervient le même jour que l’ouverture de la session ordinaire de septembre au Parlement. Face aux risques de débordements, Augustin Kabuya, président a.i. de l’UDPS et député national, a sollicité le décalage de l’heure de la cérémonie d’ouverture à 18 heures.
Une demande qui ne semble pas modifier les dispositions de l’ACh. Quelques jours auparavant, son secrétaire général Jean Paleke Tonay avait appelé les militants à être présents, « peu importe l’heure de la tenue de la plénière ».
Il sied de noter que la C64 appelle ainsi à une mobilisation nationale le 15 septembre pour dire non à tout changement de la Constitution. La coalition accuse le pouvoir de vouloir utiliser cette démarche pour permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
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