RDC-Kinshasa : l’exercice du petit commerce et de commerce en détail doit émerger la classe moyenne Congolais

L’exercice du petit commerce et le commerce est réservé à la classe moyenne congolaise, a indiqué M. Guylain Ekofo Longanga, président national des vendeurs du Congo lors de son intervention au forum organisé mardi dans la commune de N’djili par l’ ONG » Nouvelle Chambre des Métiers (NCM) en collaboration avec la Fondation Hanns Seidel(FHS)sous le thème principal : « Exercice du petit commerce et du commerce en détail en RDC ».

M. Ekofo qui intervenait sur le sous thème : « Regard sur la loi règlementant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en RDC », a montré aux participants que les différents problèmes rencontrés dans la ‘application de cette législation en RDC ne favorisent pas l’émergence de la classe moyenne au Congolaise. Il a cité entre autres,: la responsabilité de l’État d’offrir un cadre juridique qui garantit et favorise l’essor des activités économiques et commerciales dans le strict respect des lois de la RDC de manière à éviter les lois en défaveur des commerçants et entrepreneurs congolais de la classe moyenne.

Planchant sur les textes légaux et réglementaires de l’exercice du petit commerce et du commerce en détail et de la loi no 73- 009 du 5 janvier 1973 en son article, a relevé que ces actes répartissent les activités commerciales en sept catégories à savoir : le commerce d’importation ; le commerce d’exportation ; le commerce de transit; le commerce de gros ; le commerce de demi – gros ; le commerce de détail et; les services réputés commerciaux par la loi.

Selon lui,  le décret 011/37 du 11 octobre 2011   réaffirme le principe de l’exclusivité de l’exercice du petit commerce et du commerce en détail aux seuls Congolais.

La mesure conservatoire de deux textes légaux a ouvert cependant,  l’exercice du commerce et du commerce en détail aux étrangers en leur donna la possibilité d’investir dans certains secteurs tels que : les stations-services ; grandes surfaces ( super marché) ; restauration et hôtellerie ; les transports ; officine pharmaceutique. Il a, à cet effet,  proposé le dynamisme des entrepreneurs congolais et l’implication des gouvernements tant  national que provinciaux  à travers les ministres de l’Economie d’appliquer les lois en vigueur en la matière pour mettre fin à l’exercice du petit commerce et du commerce en détail par les étrangers pour l’émergence de la classe moyenne congolaise.

Pour sa part, le secrétariat général de l’ONG  » NCM » Daniel Biyanga qui est intervenu sur le sous- thème : «  État de lieu de l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en RDC : cas de la ville de Kinshasa », a après avoir fait l’état de lieu  du petit commerce, indiqué que la loi de 1979 qui donne l’exclusivité de l’exercice du petit commerce et du commerce en détail aux Congolais n’a jamais été respectée.

Les entrepreneurs congolais et les petits commerçants éprouvent beaucoup de difficultés dans l’exercice de leur métier par variations des prix, étant donné que les grossistes étrangers vendent également en détail sans que l’État intervienne pour les petits commerçants.

M. Patrick Ntudi , expert en entrepreneuriat qui a parlé sur : les entrepreneurs congolais face aux défis de la concurrence des entrepreneurs étrangers, a démontré la faiblesse des entrepreneurs congolais par manque d’opportunité, des moyens et de combativité.

Les entrepreneurs congolais, a-t-il conclu, éprouvent des difficultés pour faire face à la concurrence.

 

ACP/Provinces26rdc.net

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