RDC-Kinshasa : Poursuite de la grève dans les cabinets ministériels du gouvernement provincial

Photo d’illustration d’une grève des agents du service public à Kinshasa. (Archives, Radio Okapi/John Bompengo)Le mouvement de grève débuté depuis le 7 avril dans les cabinets ministériels du gouvernement provincial de Kinshasa, se poursuit, dans l’attente d’une réponse favorable aux desideratas du personnel commis à cette institution provinciale qui réclament le paiement de leurs arriérés de salaire, a constaté l’ACP.

-Dans ce bâtiment du gouvernement provincial, l’on observe l’absence du personnel administratif et politique y compris des ministres provinciaux qui n’accèdent plus, depuis ce temps, à leur office.

Certains grévistes rencontrés sur place, déplorent l’indifférence des autorités provinciales à leurs revendications qui portent sur le paiement de 33 mois d’arriérés de salaire, non perçus durant plus de deux ans.

300 agents impayés à la RASSKIN

Par ailleurs, une situation similaire est aussi observée à la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASSKIN), où plus de 300 agents plaident pour le paiement de leurs dus estimés à 3 mois d’arriérés de salaire et de 8 mois de non-paiement de la prime de service technique spécial.

Un cadre de cette régie, ayant requis l’anonymat, a confirmé cet état de choses, précisant que le personnel réclame également le paiement de 27 mois de salaires non payés à l’époque où l’entreprise s’appelait Régie d’assainissement et de travaux publics de Kinshasa (RATPKA).

Malgré cette crise sociale prolongée, le personnel de ce service public continue de travailler, pour montrer sa bonne volonté de rendre service à la nation, a-t-il indiqué, soulignant que ces agents qui traversent pour la plupart des situations sociales difficiles suite à ce non-paiement, ont juste besoin d’être soulagés pour accroitre leur rendement.

Insuffisance logistique pour couvrir tout Kinshasa

En outre, il a évoqué les conditions de travail précaires à la RASSKIN, suite à une insuffisance des moyens logistiques pour couvrir toute la ville de Kinshasa, car bien que les engins, le carburant et les outils des travaux manuels soient pourvus en permanence, il est toujours pénible de réussir l’évacuation des déchets de tous les coins de la capitale, qui produit de façon globale une quantité de 9.000 m3 d’ordures par jour.

De leur coté, certains analystes trouvent absurde que l’exécutif provincial soit buté à ces remous sociaux au regard des recettes qu’il enregistre aujourd’hui. En effet, la ville dispose en ressources propres 104.884.716.079 CDF avec une retenue à la source de 40 % (rétrocession), soit 3.351.104.450.106.00 CDF. Ceci en plus des recettes exceptionnelles évaluées à 6.700.00.000 CDF et les recettes des budgets annexes de l’ordre de 33.856.653.770 CDF.

Ces agents en détresse souhaitent que le gouverneur élu, Gentiny Ngobila Mbaka, place ce dossier parmi une des priorités de son action, afin de restaurer la paix sociale gravement menacée dans leurs foyers et remettre le personnel démotivé au travail.


ACP

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