Le Premier ministre procédera au tamisage après le dépôt des listes du FCC et du CACH ce samedi 10 août 2019 pour la formation du gouvernement
Ilunga Ilukamba devrait choisir en concertation avec le chef de l’État un oiseau rare parmi les trois noms composés pour chaque ministère. .
C’était un pari difficile qui a toujours provoqué des fissures dans la classe politique surtout avec les chefs des partis politiques qui tiennent à être servis les premiers.

(g à d) Le Premier ministre Syvestre Ilunga Ilunkamba et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi_Tshilombo
Élu Premier ministre à la conférence nationale souveraine (CNS), Étienne Tshisekedi avait composé un gouvernement dit des vertébrés avec 21 ministres sans vice-ministres, obligeant les membres de son gouvernement à travailler directement avec les secrétaires généraux.
En excluant les chefs des partis politiques dans son gouvernement pour prendre les autres cadres, le sphinx de Limete s’était tiré une balle dans la tête.
Les leaders exclus ont comploté contre lui au point d’obtenir sa révocation auprès du président Mobutu.
La révocation de l’opposant historique à la primature avait permis à Kengo de rebondir grâce à la troisième voix imaginée par l’ancien président de la CNS, le prélat catholique, Monsengwo.
Dans le gouvernement de l’homme de rigueur, tous les Mobutistes déçus par le père biologique de l’actuel président de la République, Kamanda wa Kamanda, Thambwe Mwamba se sont retrouvés.
Dans le même registre également, Antoine Gizenga devenu Premier ministre à l’issu des élections avait provoqué la ruche des abeilles avec son fameux Yandi vé qui donnait un carton rouge à certains leaders des partis politiques.
Un de ces leaders des partis politiques, le regretté Kisimba Ngoyi, avait donné un deuxième nom fictif comme candidat au ministère du commerce extérieur pour se retrouver lui-même.
Malheureusement pour lui, le Yandi vé n’était pas tombé dans son piège en maintenant le nom fictif d’Ilunga dans son gouvernement.
Très remonté par leur exclusion par le Premier ministre, les chefs des partis politiques ont continué à faire pression jusqu’à obtenir le remaniement du gouvernement Gizenga.
Après le remaniement, les leaders se sont retrouvés dans le banquet à l’exemple de José Endundo qui a repris le poste du ministre de l’environnement donné au vice-président de son parti à l’époque, Didace Pembe.
Frustré, Didace Pembe n’avait pas trouvé mieux que de divorcer avec son mentor, Endundo pour créer son propre parti Alliance des écologistes congolais autrefois Parti écologiste congolais, Peco.
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