« Nous avons, en tant que Nord-Kivu, plus d’atouts que les questions liées à l’insécurité », estime Carly Nzanzu Kasivita, en séjour de travail à Kinshasa dans le cadre de la lutte contre les groupes armés locaux.
Sur TOP CONGO FM, le gouverneur de la province du Nord-Kivu reste convaincu qu’il faut « résoudre le déséquilibre économique ».
Carly Nzanzu Kasivita (Photo) ne comprend pas comment le Nord-Kivu qui « partage des frontières avec des pays comme le Rwanda et l’Ouganda, où il y a des routes, du courant, une fiscalité attirante et (au Nord-Kivu), c’est le noir. C’est difficile à accepter ».
Il assure que « si nous avons de belles routes, facilement les sacs de haricots peuvent baisser de prix à Kinshasa. Si nous avons de belles routes entre le Nord-Kivu et la Tshopo, la pomme de terre va arriver à Kinshasa et on ne va plus consommer la pomme de terre namibienne ».
Changer de stratégie de communication
Tout en reconnaissant que « nous souffrons et qu’il y a encore des morts dans la province », le gouverneur Carly Nzanzu Kasivita relève qu' »il fût un temps où personne ne pouvait mettre le pied dans certains coins du territoire de Beni ».
Actuellement, « la République a fourni des efforts, le commandant suprême a engagé les forces armées de la RDC, pour démanteler les forteresses ADF-Nalu (mouvement rebelle islamiste d’origine ougandaise). Aujourd’hui, on est dans le ratissage ».
Et de renchérir : « à Mbau, par exemple, c’était difficile d’y passer la nuit. (Ce n’est plus le cas aujourd’hui). Les gens sont entrain de recouvrer la confiance. J’y étais en personne accompagner le cardinal Ambongo », lors de sa visite pastorale dans la région de Beni.
« Il faut donc continuer à donner les moyens nécessaires aux FARDC pour que demain, on parle autre chose, comme production industrielle et tourisme », lance Carly Nzanzu.
Top Congo /provinces26rdc.net
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