Les éléments Burundais de la Force régionale de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) ont cédé, le vendredi 22 septembre 2023, le contrôle de la cité stratégique de Mushaki, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, aux Forces armées de la RD-Congo.
Cette cession a été faite en présence du gouverneur militaire à l’intérim du Nord-Kivu, le général major Peter Kuba Cirimwami, commandant des opérations Sokola 2, et d’autres membres du Comité provincial de sécurité.
Dan son adresse à la presse à cette occasion, le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu sous état de siège, le général major Peter Kuba Cirimwami, a rassuré la population de la détermination des FARDC à récupérer les entités encore sous contrôle des rebelles.
Il a ensuite réitéré qu’aucun dialogue ne sera fait avec les rebelles terroristes du M23. Le général major Peter Kuba Cirimwami a ainsi invité les congolais présents dans ce mouvement, à rejoindre le cantonnement et contraindre les étrangers à retourner chez eux.
« Il n’y aura pas de négociation avec les rebelles du M23 . Ceux qui sont dans les rangs de l’ennemi et qui estiment qu’ils sont congolais qu’ils rejoignent le processus de cantonnement PDDRC-S. Et que les étrangers rentrent chez eux, parce qu’ils ne feront pas la paix chez nous. Que la population soit rassurée que l’armée est en train de monter en puissance, car l’armée est déterminée à recouvrer l’intégrité du territoire », a-t-il déclaré.
Pour rappel, la cité stratégique de Mushaki avait été conquise par des rebelles terroristes du M23, avant d’être cédée aux troupes de l’EAC sur recommandation des chefs d’États de la sous région. À partir de ce vendredi, elle répondra désormais aux ordres des FARDC.
Les organisations de paix demandent à la CPI de se saisir des « crimes » dans l’Est de la RDC

Les organisations de la société civile qui œuvrent pour la paix à Beni (Nord-Kivu) demandent au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de se saisir des différents « crimes » commis contre les populations civils dans l’Est de la RDC, plus particulièrement dans les régions de Beni et Ituri, victimes de diverses formes d’atrocités dont tueries massives, enlèvements, incendies des maisons et autres formes d’atrocités.
Dans sa déclaration publiée jeudi 21 septembre 2023, en marge de la journée internationale de la paix, le Forum de paix (FP) révèle avoir documenté plus de 227 personnes civiles victimes des massacres imposés par les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié au groupe État islamique.
Il s’agit des femmes et enfants sauvagement tués à l’aide des machettes, haches, fusils et couteaux. D’autres centaines, voire des milliers, sont tout simplement enlevés et recrutés de force ou réduits en esclaves sexuels par les membres des groupes armés actifs dans la région de Beni.
Face à ces atrocités, cette organisation estime que la Cour pénale internationale devrait user de son pourvoir conformément au chapitre II du Statut de Rome qui parle de : « Compétence, Recevabilité et Droit applicable », en se servant des rapports des experts de l’ONU et de ceux du Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), qui illustrent les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes d’agression dans leurs contenus.
L’organisation demande également au Conseil de sécurité des Nations-Unies d’organiser urgemment une réunion selon la formule « Arria », afin de permettre aux acteurs locaux de paix et de la société civile de s’adresser directement à lui. Mais aussi, de prendre des sanctions sévères et exemplaires contre tous les réseaux mafieux des trafics miniers illégaux, les États et organisations internationales qui financent et arment les groupes armés (…) pour la restauration de la paix durable dans l’Est de la RDC.
Actu 30 / Provinces26rdc.com
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