RDC : plaidoyer pour des mesures légales de protection des droits des consommateurs

Des mesures  légales  de  protection des consommateurs  en République démocratique du Congo ont fait l’objet d’un plaidoyer, mercredi à Kinshasa, capitale du pays, lors d’un entretien avec l’ACP, en  prélude de la journée internationale des droits des consommateurs, célébrée le 15 mars de chaque année.

« Nous plaidons auprès  du gouvernement congolais de prendre des mesures légales sur la protection des consommateurs, mettre en place un système efficace de contrôle des produits alimentaires et instaurer un mécanisme d’alerte pour empêcher la circulation des produits contrefaits ou périmés », a déclaré Patrice Musoko, président de l’Association des produits vivriers  (Ascovi).

Pour l’année 2026, le 15 mars met l’accent sur « le droit à la sécurité des produits, la confiance des consommateurs et l’importance de garantir que les biens disponibles sur le marché sont sûrs et conformes aux normes, afin de renforcer les droits et la protection des consommateurs partout dans le monde ».

Il a expliqué que les défis des consommateurs en République démocratique du Congo sont énormes et nécessitent une vision globale. Ces mesures légales doivent s’adapter aux réalités de l’heure.

« Ces mesures  doivent passer par l’information et l’éducation, la protection juridique, la sécurité des produits et services, l’accessibilité à des prix équitables, la durabilité environnementale, l’inclusion sociale et la participation active des citoyens dans les politiques publiques », a-t-il ajouté.

Valorisation des produits locaux

Par ailleurs,  le président de l’Ascovi a souligné que  la  mise en avant des produits locaux par les acteurs du secteur public et privé est obligatoire.

« Le manioc et les autres produits nationaux doivent être mis en avant. Les travailleurs du secteur public et privé devraient recevoir des colis de fin d’année composés de produits locaux. Il faut aussi sensibiliser la population, organiser des foires et promouvoir l’agro-écologie », a-t-il fait savoir.

Concernant les services essentiels, M. Musoko a, en outre, dénoncé le système forfaitaire constaté au niveau de certaines institutions publiques comme la REGIDESO. « Il est essentiel de généraliser les compteurs à la  société nationale de l’électricité (SNEL) et à la REGIDESO, et d’utiliser la balance dans les marchés pouAr garantir des prix justes. Un dialogue permanent doit être instauré entre les gestionnaires de ces services et les structures de défense des consommateurs »,  a déclaré le président de l’Ascovi.

Il a, à ce sujet, invité  la population à la vigilance  et à la rigueur quant au choix lors de l’achat de leurs produits. « Les consommateurs doivent dire non aux produits de mauvaise qualité, chercher des informations sur leur fabrication, lire attentivement les emballages et dénoncer toute hausse abusive des prix », a insisté Patrice Musoko.

Le thème choisi vise à encourager les organisations, les gouvernements et les entreprises à mieux protéger les consommateurs contre les produits dangereux ou de mauvaise qualité et à promouvoir la coopération internationale pour des normes de sécurité plus strictes et une meilleure responsabilité des fabricants. L’Ascovi a pour mission de protéger les consommateurs, promouvoir les produits locaux, et lutter contre les produits contrefaits.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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