L’abbé Luc Adelar Alecho, administrateur de la paroisse catholique Marie Reine de Jiba, a été enlevé avec un séminariste dans l’attaque survenue la nuit de mercredi 5 juin en secteur de Walendu Pitsi.
Le vicaire général du diocèse de Bunia a déclaré à la presse jeudi que les assaillants lourdement armés et vêtus en tenue militaire ont emmené ce prêtre dans leur bastion à Wago. Ils lui reprochent ses homélies au cours desquelles il appelle la population à se désolidariser des hommes armés. Les kidnappeurs ont relâché le séminariste mais gardent encore le prêtre.
Au cours de leur attaque, ils avaient emporté plusieurs biens dont des matelas et un véhicule qu’ils ont abandonné au village de Laudjo.
Une autre attaque des assaillants a eu lieu jeudi matin au village de Kazba en chefferie de Bahema Nord ou trois habitants ont été enlevés puis relâchés. Chèvres, poules et argent ont été emportés dans cette attaque qui a entrainé le déplacement de la population vers les villages où sont déployées les Forces armées de la RDC.
Nord-Kivu : toujours pas de nouvelles d’un directeur d’école kidnappé à Kiwanja
Le directeur adjoint de l’école primaire Bukombo de Kiwanja reste introuvable trois jours après son enlèvement. Jean-Baptiste Tahorugiye a été enlevé dans la nuit de mardi à mercredi 5 juin à son domicile à Rutshuru-centre, dans la province du Nord-Kivu.
La Société civile locale déplore le fait qu’il n’y ait pas eu d’intervention des forces de sécurité, malgré l’alerte de la population. Elle demande aux autorités de prendre leurs responsabilités car, depuis le début de cette année, 200 personnes ont été enlevées à Rutshuru.
Certaines personnes kidnappées ont été libérées moyennant paiement d’une rançon, alors que d’autres ont été tués par leurs ravisseurs, souligne la même source.
Jean-Claude Mbabanze, président de la Société civile de Rutshuru, demande aux autorités d’agir dans l’urgence contre cette insécurité.
« Si cela n’est pas fait au plus tôt, la population risque de se révolter. Nous allons bientôt assister à une révolution populaire réclamant la sécurité. C’est comme si les forces de l’ordre sont déjà fatiguées. On sent l’incapacité de nos forces à faire face à ce banditisme. La plupart des militaires sont dans le commerce des boissons prohibées, dans la carbonisation, le braconnage, et les tracasseries », se désole-t-il.
Justin Mukanya, l’administrateur du territoire de Rutshuru, indique pour sa part que ces kidnappings sont commis par les enfants du terroir. Il demande à la population de « dénoncer ces malfrats afin de faciliter le travail des forces de sécurité ».
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