Recrudescence de l’insécurité à Kinshasa : la NSCC appelle au renforcement de la gouvernance et au rééquipement de la police de proximité

Face à la recrudescence de l’insécurité dans la ville-province de Kinshasa, le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), Jonas Tshombela, a appelé au renforcement de la gouvernance et au rééquipement de la police de proximité. Il s’est exprimé à ce sujet lors d’un entretien accordé au journal Le Potentiel, le jeudi 15 janvier 2026.

L’activiste des droits de l’homme dit ne pas comprendre le silence des autorités compétentes alors que des vies humaines continuent d’être fauchées dans la capitale congolaise.

« La police de proximité et la gouvernance de proximité exigent que les autorités locales soient renforcées en infrastructures et en outils afin de permettre à la population d’être efficacement protégée », a déclaré Jonas Tshombela.

Selon lui, lorsqu’on observe les commissariats de police, souvent installés dans des conteneurs et dépourvus d’équipements adéquats, on constate que les effectifs sont très réduits, parfois limités à deux ou trois agents. « Les équipes sont faibles et doivent être renforcées », a-t-il insisté. Il a également déploré le fait que plusieurs sous-commissariats disséminés à travers la ville soient aujourd’hui transformés en parkings de motos au lieu de jouer leur rôle de sécurisation de la population.

« Nous sommes en train de travailler sur un mécanisme de monitoring pour surveiller, dans la mesure de nos moyens, l’ensemble des sous-commissariats et identifier ceux qui sont devenus des parkings. Lorsqu’on fait appel à eux pour secourir la population, soit les effectifs sont insuffisants, soit ils refusent de quitter les postes sous prétexte qu’ils doivent sécuriser les motos et les véhicules stationnés sur le site. C’est devenu un véritable problème et cela contribue à l’augmentation de l’insécurité », a-t-il expliqué.

Jonas Tshombela a également pointé du doigt le déficit d’éclairage public. « Les zones obscures de la ville sont devenues des zones opérationnelles pour des inciviques qui sèment la terreur, arrachent les téléphones, cambriolent les véhicules, forcent les habitations, brutalisent les habitants et commettent même des viols », a-t-il poursuivi.

Il a profité de l’occasion pour solliciter l’organisation d’une conférence sur la gouvernance et la police de proximité, tout en tenant compte de la faiblesse des moyens de communication. « Ce sont là les éléments qui expliquent l’insécurité persistante dans la ville et l’incapacité des autorités à contrôler efficacement la situation », a-t-il conclu.

 


LePotentiel / Provinces26rdc.com

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