Réforme électorale en RDC : des membres du FCC proposent l’option d’une présidentielle à tour unique au second degré

Un groupe de cadres du FCC, le front commun pour le Congo de Joseph Kabila, a entamé une réflexion pour le maintien du tour unique à l’élection présidentielle et pour l’élection au second degré du président de la République.  

Les caciques du Front commun pour le Congo (FCC) ne mettent plus les gants pour défendre l’idée d’une élection présidentielle au second degré

Dans une sortie médiatique, l’ancien gouverneur du Kasaï oriental, et haut cadre du FCC est sorti du bois pour soutenir le suffrage universel indirect pour le scrutin présidentiel de 2023 comme en Afrique du Sud.

Ngoyi Kasanji évoque des raisons d’ordre économique pour soutenir cette thèse appuyée jusque-là dans les coulisses par sa famille politique

Il a souligné que les élections au suffrage universel direct ont coûté énormément cher soit 1 milliard de dollars sur fonds propre en 2011 et 2018.

L’ancien président de la république, Joseph Kabila soutenait déjà la rationalisation du mode de scrutin pour équilibrer l’organisation de l’élection présidentielle au second degré.

Toutefois, le Front commun pour le Congo aura du mal à convaincre son partenaire dans la coalition, Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) qui s’oppose farouchement à ce mode de scrutin.

Lors de son discours devant les deux chambres du parlement, le président de la république, Félix Tshisekedi, avait soutenu l’idée d’un retour à deux tours de l’élection présidentielle.
En 2011, le camp Kabila avait imposé le passage de deux tours à un tour pour des raisons toujours économiques.

A Lamuka, on s’oppose déjà radicalement au mode de scrutin au suffrage universel indirect pour le présidentiel.

Pour les lamukistes, il s’agit d’une manœuvre du FCC pour confisquer le mode d’accès au pouvoir.

C’est ce qu’a affirmé à Radio Okapi le cadre du PPRD, Alphonse Ngoyi Kasanji. Selon lui, deux raisons motivent ces options. Premièrement : éviter des contestations qui ont suivi la présidentielle de 2006 et 2011. Il estime que l’élection du président de la République par les Parlementaires réduirait les risques de contestation. Deuxièmement : ce mode d’élection aurait également l’avantage de réduire les dépenses financières.

 

Provinces26rdc.net

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