Sécurité : l’armée américaine explore des pistes de coopération sécuritaire avec les FARDC

Le Commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a effectué, le 22 janvier, une visite de travail auprès des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans le but d’évaluer les possibilités de coopération en matière de sécurité entre les deux parties, selon des sources officielles.

Conduite par le colonel Michael Gacheru, chef de la délégation de l’AFRICOM, cette mission a permis des échanges avec le haut commandement congolais, notamment les généraux Jules Banza Mwilambwe et Marcel Lukwikila. À cette occasion, le responsable américain a souligné la disponibilité des FARDC à examiner des mécanismes susceptibles de renforcer la coopération sécuritaire, indiquant que cette démarche s’inscrit dans un cadre de dialogue continu entre Kinshasa et Washington.

Les discussions ont porté, de manière générale, sur les perspectives de collaboration dans le domaine de la sécurité et de la défense, sans qu’aucun engagement opérationnel précis n’ait été annoncé à l’issue de la rencontre. L’AFRICOM a réaffirmé son soutien aux autorités congolaises, tout en insistant sur une approche progressive et concertée.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par des initiatives diplomatiques régionales, notamment les efforts de paix impliquant la République démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que par le renforcement des relations bilatérales entre Kinshasa et Washington, y compris dans le domaine économique. Un mémorandum d’entente relatif à la défense et à la sécurité lie par ailleurs les deux pays.

Jusqu’à présent, la coopération sécuritaire entre les États-Unis et la RDC s’est principalement matérialisée par des programmes d’assistance, de formation et d’appui institutionnel, notamment en faveur des FARDC et de la Police nationale congolaise. Des projets de construction et d’équipement d’infrastructures de sécurité ont également été soutenus par la partie américaine.

Des sources congolaises rappellent toutefois que des cadres de coopération militaire existaient déjà par le passé, notamment un protocole signé en 2020, dont la mise en œuvre est restée limitée. Les autorités concernées soulignent ainsi la nécessité d’une approche réaliste et mesurée, fondée sur des résultats concrets et durables.

 


Afrik-Info.cd / Provinces26rdc.com

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