Ce vendredi 28 aout 2026, dans une déclaration signée par son coordonnateur national, Jonas Tshiombela, l’organisation citoyenne dit accueillir favorablement les termes de référence annoncés par le chef de l’État. Elle estime que l’approche proposée rejoint plusieurs revendications portées dans le cadre de sa campagne « La Parole au Peuple », consacrée notamment au dialogue inclusif et aux réformes institutionnelles.
La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) salue l’annonce du Dialogue national faite par le président Félix-Antoine Tshisekedi, tout en appelant à ce que ces assises ne se transforment ni en mécanisme d’impunité ni en plateforme de partage du pouvoir.
Pour la NSCC, la recherche de la paix et de la cohésion nationale ne peut se faire au détriment de la justice. Elle rejette ainsi toute démarche susceptible d’accorder, selon ses termes, « une prime à ceux qui ont du sang de Congolais sur les mains ».
L’organisation met donc en garde contre toute forme d’impunité et insiste sur la nécessité de préserver les droits des victimes dans le cadre du processus annoncé.
Le peuple au centre du processus
La NSCC salue également la volonté affichée de rompre avec les précédents forums politiques. Elle plaide pour un dialogue véritablement national, qui ne se limiterait pas aux responsables politiques et religieux.
Pour l’organisation citoyenne, le peuple congolais doit être placé au centre du processus et demeurer « l’acteur, le sujet et le bénéficiaire » des décisions qui engageront l’avenir de la République démocratique du Congo.
Cette approche rejoint, selon la NSCC, l’esprit de sa campagne « La Parole au Peuple », à travers laquelle elle défend une participation plus directe des citoyens aux grandes décisions nationales.
Trois lignes rouges
Tout en se déclarant favorable au Dialogue national, la NSCC fixe trois principales conditions : pas d’impunité, pas de confiscation de la parole populaire et pas de partage politicien du pouvoir.
L’organisation estime ainsi que les assises doivent prioritairement servir la paix, la cohésion nationale et la recherche de solutions durables aux crises que traverse le pays, plutôt que devenir un cadre de repositionnement des acteurs politiques.
Concernant les réformes touchant aux grandes orientations de la République, notamment la Constitution, la NSCC réaffirme que « la parole doit revenir au peuple », qu’elle considère comme le seul souverain primaire.
Un dialogue annoncé par Félix Tshisekedi
Le président de la République a annoncé, lors de son adresse à la nation du 27 août, la convocation d’un Dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
Le processus doit notamment être précédé de consultations dans les 26 provinces afin de recueillir les préoccupations et propositions des différentes composantes de la société congolaise.
Il sied de noter que la NSCC se dit donc disposée à accompagner une démarche qui, selon elle, permettrait de placer l’intérêt général et la parole citoyenne au cœur de la recherche d’une paix durable en République démocratique du Congo.
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