Le Tribunal militaire de garnison de Beni a débuté ce mardi 15 mars le procès sur l’assassinat du Cheikh Ngoy Musongu Aliamin, ancien président local de la communauté islamique chargé des cultes.
Seize prévenus parmi lesquels des étrangers comparaissent devant les juges. Ils sont accusés de participation à un mouvement insurrectionnel, assassinat et terrorisme. Parmi eux, 13 Congolais, 2 Burundais et un Ougandais.
Lors de la lecture des actes d’accusation, le prévenu Ukumu Ismaël de nationalité ougandaise a été présenté comme membre du groupe d’intervention et de destruction des rebelles ougandais des ADF.
Il est accusé d’avoir assassiné deux Imams dans la ville de Beni : Cheikh Ngoy Musongu Ali Amin, tué par balles dans la soirée du 1er mai 2021 en plein culte dans la mosquée de Mupanda, mais aussi du Cheikh Djamali Moussa, tué par balles le 18 mai 2021 en sortant de la prière du soir à la mosquée de Mavivi.
La prochaine audience est fixée au 22 mars prochain pour le début de l’instruction du dossier. Un délai qui permettra aux avocats de la défense de compiler les différents dossiers.
Assassinat des imams à Beni : 16 prévenus comparaissent devant le tribunal militaire

Le tribunal militaire de garnison de Beni-Butembo vient d’ouvrir le procès contre les assassins des imams de Beni. Au total, 16 prévenus, dont 4 femmes, présentés comme membres du groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été présentés par l’auditorat militaire de garnison. Il s’agit notamment des Congolais, Burundais et Ougandais.
Parmi les prévenus, Ukumu Ismaël, est présenté comme une figure importante dans ce procès. Le ministère public l’accuse d’avoir tiré le 1er mai 2021, une balle dans la tête du Sheikh Ali Amin, représentant régional de l’islam à Beni, dans la mosquée Al Jamia de Mupanda et le militaire Ngoy Busulu Hussein à Butsili, la veille.
Mais aussi, selon le ministère public, il a tué par balle le Sheikh Jamali Moussa, responsable de la mosquée Taufiki de Mavivi, quelques jours après. Ce dernier avec les 15 autres combattants présentés devant le tribunal, opéraient dans un réseau dénommé “Groupe d’intervention et de destruction”.
Certains des prévenus sont accusés d’avoir assuré la communication, le transport des insurgés ou des produits pharmaceutiques et autres produits de première nécessité vers les campements des ADF. D’autres encore sont accusés d’avoir provoqué le rassemblement des insurgés.
Le conseil de la défense des prévenus a sollicité la remise à la huitaine afin de compulser le dossier et entrer en contact avec leurs clients, a expliqué Maître Guy Kihunga Makila, défenseur militaire agréé.
Ce procès s’ouvre après près de 11 mois depuis que les forfaits s’est déroulé dans la région de Beni. L’audience a été renvoyée à mardi 22 mars, à la mairie où se tient le tribunal qui en siège en chambre foraine.
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