Dans une interview accordée à France 24 et RFI, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a affirmé que les élections générales auront bel et bien lieu comme prévu en 2023, rejetant les soupçons de « glissement » du calendrier électoral.
Refusant l’appel de l’opposition à un dialogue au sujet de la commission électorale, tout en soulignant que « c’est le Parlement qui est en charge de ces questions », le Premier ministre a écarté tout risque de contestation et de violence autour des élections, soulignant précisant que « Contrairement aux élections passées, une majorité claire soutient le régime. »
Concernant la situation dans l’Est du pays, il explique que des consultations sont en cours avec les groupes armés afin de les engager dans un processus de démobilisation et de désarmement.
Pour ce qui concerne les rebelles du M23 et le soupçon de soutien dont il bénéficierait de la part du Rwanda, il a affirmé que « c’est normal qu’il puisse y avoir des soupçons » en raison du passé. Mais il ajoute que les questions de son financement et de son armement sont abordées dans le cadre de la coopération régionale et que le Rwanda fournit des réponses à ce sujet.
Quant à l’état de siège en place dans les régions de l’Ituri du Nord-Kivu depuis un an, il nie que ce soit un échec, et indique que suite à sa visite récente dans l’Est, des recommandations ont été faites afin de passer à une nouvelle étape, dont les détails seront révélés dans les jours à venir. Il laisse entendre que la zone concernée par cet état de siège pourrait être réduite.
Selon lui, les conséquences de la guerre en Ukraine sur l’économie de son pays devraient être jugulées.
Enfin, il rejette les accusations selon lesquelles la RDC a accordé une impunité à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler en échange de la cession de ses actifs miniers et pétroliers en RDC, affirmant que « C’est dans l’intérêt du pays de récupérer ces richesses. »
RFI / France 24 / Provinces26rdc.net
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