Washington met Pékin en garde contre toute « réaction excessive » à la venue aux États-Unis de la présidente taïwanaise

La Chine considère que Taïwan est l’une de ses provinces qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire.

Les États-Unis ont mis Pékin en garde mercredi contre toute « réaction excessive » à la venue aux États-Unis de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, qui doit s’arrêter à New York lors d’un trajet vers l’Amérique centrale, et à Los Angeles au retour. La présidente taïwanaise se rend à partir de mercredi au Guatemala et au Belize en faisant étape sur le sol américain. « Il n’y a absolument aucune raison pour la Chine de s’en servir comme prétexte pour réagir de manière excessive ou exercer encore plus de pression sur Taïwan », a déclaré à des journalistes un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat.

La Chine considère que Taïwan est l’une de ses provinces qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire. Au nom de son principe d' »Une seule Chine », aucun pays n’est censé entretenir de liens officiels avec Pékin et Taipei en même temps. Et Pékin a d’ores et déjà fait part de son opposition aux échanges officiels entre Taïwan et les États-Unis.

En août 2022, la visite sur l’île autoadministrée de Nancy Pelosi, à l’époque présidente de la Chambre américaine des représentants, avait fait enrager Pékin, qui avait déclenché en représailles des manœuvres militaires de grande ampleur autour de Taïwan. Washington considère que ces escales américaines de la présidente taïwanaise ne violent en rien la politique d’une seule Chine des États-Unis et qu’il ne s’agit que de « transits », même si cette responsable rencontre des personnes sur place.

« Il s’agit d’une visite privée et non officielle », qui respecte une « pratique de longue date », a insisté le responsable américain. Ce dernier s’est refusé à confirmer une possible rencontre en Californie entre Tsai Ing-wen et le chef républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, originaire de cet État de l’Ouest américain. Washington, qui a pourtant accordé sa reconnaissance diplomatique à Pékin en 1979, est l’allié le plus puissant de Taïwan ainsi que son principal fournisseur d’armes.


i24NEWS / Provinces26rdc.com

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