Les travailleurs de Metalkol et Ruashi Mining accusent leurs employeurs de ne pas appliquer le deuxième pallier du Salaire mininum interprofessionnel garanti (SMIG), fixé à 21 500 francs congolais le jour.
Basés à Kolwezi et Lubumbashi, ces agents ont exprimé leur mécontentement, dimanche 3 mai à Radio Okapi.
Dans leurs revendications, ces agents dénoncent également:
- le privilège des travailleurs expatriés aux détriments des locaux ;
- l’absence d’amélioration de leurs conditions de travail ;
- le licenciement abusif ;
- l’absence de protection syndicale.
Deux entreprises pointées du doigt
Plusieurs entreprises minières à capitaux étrangers sont accusées de ne pas appliquer le SMIG, fixé 21 500 francs congolais par le gouvernement de la République.
En réponse, ces agents ont observé un arrêt de travail récemment.
« L’employeur nous a dit qu’il allait l’appliquer mais au taux de 1800 FC pour un dollars et pourtant notre référence c’est la Banque Centrale qui fixe le taux à 2200 FC pour un dollars.» dénonce le délégué des travailleurs de Metalkol.
Rappel au respect des règles
Au cours de la manifestation organisée le 1 mai à Lubumbashi, Celestin Kapuaya, ministre provincial du Travail du Haut-Kananga, a souligné que le respect du SMIG n’est pas une option mais une obligation légale. A cette même occasion de la journée internationale du travail, il a également appelé les employeurs à respecter le code du travail.
Par ailleurs, les efforts de Radio Okapi de joindre les chefs de ces entreprises n’ont pas abouti.
Radio Okapi /Provinces26rdc.com
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