RDC-Elections à Djugu : des candidats d’un parti politiques dépouillés par des miliciens de la CODECO à Lida

Des candidats du parti politique Alliance des Congolais Acquis au Changement (ACAC) ont été dépouillés de tout, mardi 14 novembre, par des miliciens de la CODECO, à Lida, territoire de Djugu (Ituri).

Selon des sources locales, ces politiques sont tombés dans l’embuscade de ces assaillants pendant qu’ils se rendaient à Bule, leur base électorale.

La secrétaire exécutive provinciale de l’ACAC en Ituri, Jeanine Makusi, a demandé au gouvernement de contraindre les groupes armés à déposer les armes pour le bon déroulement du processus électoral dans cette province.

« En tant qu’une maman, une candidate comment est-ce qu’on ne peut circuler dans son pays. On ne peut pas accepter cette sale besogne et jusques à quand on va accepter cela. Jusqu’à ôter la vie des gens qui vont aux champs. Il faut que cela cesse », a-t-elle souligné.

Selon certains candidats au scrutin de décembre prochain, la présence des groupes armés empêche leur libre circulation dans les territoires de Djugu et Irumu (Ituri).

Ce, alors que le pays est à la veille du lancement officiel de la campagne électorale.

Ces candidats demandent au gouvernement de garantir la sécurité dans ces entités, en vue d’offrir à tous les acteurs politiques les mêmes chances de réussite aux élections générales.

Des sources militaires indiquent que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée grâce aux efforts de l’armée dont l’effectif sera renforcé en Ituri.

Cela en vue de mettre hors d’état de nuire les groupes armés réfractaires au processus de paix.

Ituri : les activités socioéconomiques de nouveau paralysées à Mambasa

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Les forces vives du territoire de Mambasa (province de l’Ituri) poursuivent leur grève déclenchée mercredi 15 novembre pour dénoncer l' »absence » de l’autorité de l’État. Les activités socio-économiques sont de nouveau paralysées en cette deuxième journée, voire les écoles n’ont pas ouvert leurs portes alors que la circulation reste timide, en respect au mot d’ordre des structures citoyennes après l’assassinat, dimanche 12 novembre, d’un enfant de moins de 14 ans par un militaire des Forces armées de la RDC.

« Aujourd’hui même, c’est grave que hier, les écoles, les boutiques, marchés ont fermé et nous sommes seulement à la maison »; indique une habitante du centre de Mambasa.

Pour la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), cette grève est une façon d’interpeller la conscience du gouvernement pour mettre fin à l’insécurité grandissante, à la criminalité, et aussi exiger le départ de la société qui réhabilite les RN4 et 44 suite à leur inefficacité.

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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