Les opérateurs miniers chinois sont de plus en plus ciblés par des attaques armées sur le tronçon Kisanfu-Kisankala dans la province du Lualaba ces deux derniers mois. En l’espace de deux mois, au moins trois attaques ont été enregistrées, selon l’ONG locale Eben Ezer, qui alerte sur la dégradation de la sécurité dans la zone.
Une série d’attaques meurtrières
Dans une déclaration faite ce lundi à Radio Okapi, Mexa Mukanya, coordonnateur de l’organisation, indique que ces attaques ont déjà coûté la vie à un ressortissant chinois, tandis que d’importantes sommes d’argent et des biens de valeur ont été emportés.
Il indique que le dernier incident en date remonte à jeudi dernier. Un ressortissant chinois a été tué par balle et son chauffeur congolais blessé lors d’une attaque survenue sur l’axe Kisanfu–Kisankala. Deux autres attaques similaires avaient déjà été signalées au mois de mars sur le même tronçon.
Mexa Mukanya, revient sur ces événements :
« La première attaque, on avait tiré deux balles en l’air. Les Chinois s’étaient échappés avec les chauffeurs. La deuxième attaque, les Chinois ont été kidnappés. Une somme de 65 millions de francs congolais et 3 000 dollars ont été emportés, ainsi que des appareils et des téléphones. Et la troisième attaque, c’est celle qui a tué un Chinois. »
Une insécurité persistante sur l’axe routier
Selon l’ONG EBEN-EZER, la situation sécuritaire reste préoccupante, notamment en raison du manque de moyens des forces de police locales déployées dans la zone.
« Nous avons la police ici localement, mais elle n’est pas dotée de moyens nécessaires. Lorsqu’on alerte sur une situation d’insécurité, dépêcher une intervention urgente pose problème. Il faut interpeller les autorités compétentes pour doter la police de moyens suffisants », a insisté Mexa Mukanya.
Appel à l’action des autorités
Face à cette recrudescence des violences armées, l’ONG appelle les autorités provinciales et nationales à renforcer la sécurité sur cet axe reliant les sites miniers de la région.
Nous n’avons pas pu obtenir la réaction des autorités politico-administratives et sécuritaires de la province du Lualaba au moment de la publication de ces informations.
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