Le gouvernement va organiser prochainement les états généraux de la justice. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a annoncé ces assises au cours de la neuvième réunion du conseil des ministres, dirigée par la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka vendredi 16 aout à Kinshasa.
« Neuf ans après les assises de 2015, et sans vouloir remettre en cause les conclusions et recommandations pertinentes de celles-ci, il sera question d’évaluer le niveau de mise en œuvre de celles-ci tout en formulant des actions concrètes au regard de l’état actuel de la justice », rapporte le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, faisant le compte-rendu du conseil.
Selon lui, ces états généraux porteront sur le thème principal : « Pourquoi la justice congolaise est-elle qualifiée de malade ? Quelle thérapie face à cette maladie ? »
Face à ce triste constat partagé par tous les acteurs, poursuit-il, « il devient urgent de faire un diagnostic sans complaisance des maux qui rongent notre justice afin de lui administrer une thérapie de choc à travers des réformes profondes ».
La corruption, le clientélisme…
Ces états généraux, dont la date n’a pas été donné, se dérouleront en deux phases, selon la même source. La première consistera en l’organisation préalable des consultations populaires à travers les provinces regroupées en pools en vue d’impliquer tous les acteurs à la base. La seconde portera la tenue des travaux en session plénière et en commissions spécialisée.
Tenus en avril 2015, les premiers états généraux avaient objectifs de poser un diagnostic du fonctionnement de l’appareil judiciaire en République démocratique du Congo, évaluer les reformes déjà entreprises et formuler des recommandations autour des reformes et actions prioritaires.
Selon plusieurs acteurs et observateurs du secteur, dix-neuf après, la magistrature congolaise est « toujours gangrenée par la corruption, l’incurie, le clientélisme et l’absence d’indépendance ». Le président Félix Tshisekedi lui-même l’a qualifiée de « malade ».
Onatra : les constructions anarchiques dans les espaces ferroviaires vont être démolies

Toutes les constructions anarchiques érigées dans les espaces dédiés à l’exploitation ferroviaire de l’office national des transports (Onatra) seront démolies dans les prochains jours. Il s’agit notamment des constructions anarchiques situées au complexe de l’Onatra à Limete et ceux érigées sur l’ensemble de la ligne Kinshasa-Matadi. Cette décision, prise par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a été annoncée ce vendredi 16 août 2024, lors de la 9ème réunion du conseil des ministres, présidée par la Première ministre, Judith Suminwa.
A cette occasion, le ministre de la communication et des médias ainsi que porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que le président de la République a été saisi d’une alerte lancée par la direction générale de l’Onatra au vice-Premier ministre en charge des transports et voies de communication faisant état de la situation critique d’envahissement des emprises du complexe ferroviaire, d’une part, et l’ensemble de la ligne Kinshasa-Matadi d’autre part. Selon le ministre, l’Ontra a du mal à la résoudre depuis de longues années, ce qui constitue une problématique structurelle de son fonctionnement opérationnel qui risque de pénaliser lourdement la relance de ses exploitations ferroviaires. Pour y faire face, a fait savoir Patrick Muyaya, plusieurs décisions et mesures ont été prises par l’autorité provinciale allant jusqu’à la démolition des constructions anarchiques érigées dans les espaces dédiés à l’exploitation ferroviaire.
Dans le souci de protéger les emprises ferroviaires concernées, a indiqué le porte-parole du gouvernement, le vice-Premier ministre en charge des transports ainsi que le ministre du portefeuille, ont été instruits pour se pencher sur ce dossier, afin de proposer au gouvernement les mesures susceptibles de mettre définitivement fin à cette situation qui n’a que trop duré.
Le ministre Patrick Muyaya a indiqué que le président de la République a demandé la présentation d’un rapport d’exécution de la présente instruction dans 14 jours, lors du conseil des ministres.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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