Sit-in sanglant à Kinshasa : le ministre de la Justice a rencontré les responsables de l’opposition pour évaluer les conséquence

Ce samedi 13 juin 2026, le gouvernement central a condamné les incidents survenus le 12 juin à Kinshasa lors de la manifestation organisée par l’opposition pour s’opposer au projet de loi référendaire susceptible d’aboutir à une révision ou à un changement de la Constitution.

Dans un communiqué publié, samedi 13 juin, le ministre de la Communication et Médias indique qu’au regard des dégâts enregistrés, le vice-Premier ministre, ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, a rencontré les responsables de l’opposition afin d’échanger sur les circonstances de ces incidents et d’en évaluer les conséquences.

Deux versions continuent de s’opposer quant au bilan des violences. L’opposition fait état de deux à cinq morts ainsi que de plusieurs blessés, parmi lesquels certains de ses principaux leaders, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund-a-Kabund et Delly Sesanga.

De son côté, le gouvernement provincial de Kinshasa affirme qu’aucun décès n’a été enregistré. Son bilan provisoire fait état de vingt blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants, ainsi que de cinq véhicules incendiés.

« Afin d’établir avec précision les circonstances de ces incidents enregistrés au cours de cette manifestation, les services compétents ont été instruits de procéder à toutes les vérifications nécessaires dans le strict respect de la loi », souligne le communiqué du gouvernement.

Signalons que tout en condamnant les violences, l’exécutif national appelle l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et de la société civile à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect des principes démocratiques afin de préserver la paix et la cohésion nationale.

Provinces26rdc.com

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