Des vagues du lac Albert ont fait, mercredi 21 aout, plus d’un millier de personnes sans-abris au village Ubongwa, territoire de Mahagi (Ituri).
Selon des sources sur place, cette catastrophe naturelle a également inondé une centaine de maisons et autres dégâts matériels pendant que la population, en majorité des pécheurs, vaquait normalement à ses activités.
Après un vent violent, les eaux du Lac Albert ont débordé de leur lit naturel et envahi plusieurs maisons d’habitations et des campements de pécheurs.
Plusieurs biens et matériels de pêche sont emportés par les eaux.
La population en débandade cherchait un endroit pour se protéger.
Pour sa part, le président de l’Assemblée provinciale de l’Ituri, Samy Djakonga qui revient de la zone parle d’une situation très inquiétante, en cette période où les parents préparent la rentrée scolaire de leurs enfants.
Il a ainsi plaidé pour une intervention rapide du gouvernement provincial ainsi que des humanitaires pour venir en aide à ces personnes sans-abris.
Dans son bulletin d’information, le service de la Protection civile a indiqué que ses équipes sont en pleine évaluation des dégâts matériels de ce phénomène devenu cyclique.
Il a par ailleurs encouragé la population à quitter cette zone pour se mettre à l’abris à la suite de la continuité de la montée des eaux du Lac Albert.
Ituri : une quarantaine de barrières de « tracasseries » répertoriées sur la route Bunia-Mungwalu

La structure de défense des droits de l’homme « Justice et dignité pour tous » a répertorié plus de 40 barrières érigées sur la route Bunia-Mungwalu, en province d’Ituri.
Selon Aneco Baby, coordonnateur de cette organisation qui a tiré la sonnette d’alarme mercredi 21 août 2024, les militaires FARDC en sont d’une part auteurs tout comme les miliciens dont ceux de la Codeco, Zaïre et Djamukulabatu. Sur chaque point où seuls trois sont légaux, ces derniers y perçoivent des frais à hauteur de 10.000FC voire 20.000FC
« À cause de la multiplicité des barrières, les chauffeurs restent sans travail à Bunia », regrette-t-il.
Aneco Baby appelle les miliciens au respect de leurs actes d’engagement et, les autorités militaires à s’impliquer pour le démantèlement de ce réseau mafieux à la base des tracasseries.
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