Le Maire de la ville de Béni, commissaire supérieur principal Nyofondo Te-Kodale Jacob appelle les jeunes cantonnés au stade de Kangaembi de regagner leurs domiciles en attendant le dispositif de l’état-major des FARDC.
Cet appel a été lancé ce mercredi au cours d’une visite à ce lieu de cantonnement. L’autorité urbaine remercie les jeunes pour cet engagement de servir sous le drapeau.
Le Maire évoque la situation sécuritaire de la zone qui exige aux Forces de sécurité à demeurer vigilante.
Ce message a été relayé par le colonel Make Hazukayi, porte-parole du secteur opérationnel sokola 1 qui appelle ces jeunes à l’esprit de compréhension.
Il sied de rappeler que depuis le 19 juillet, des centaines des jeunes volontaires prêts à la formation militaire afin de défendre les habitants contre les ADF et M23 ont établi un camp de transit militaire.
Beni : le soldat de 2ème classe auteur de l’accident routier blessant plus de vingt militaires condamné à 20 ans de prison

Le tribunal militaire de garnison de Beni a condamné à 20 ans de servitude pénale, le soldat de deuxième classe, Kabeya Meji Siméon, chauffeur du véhicule militaire qui s’est renversé dimanche 18 août 2024 sur la route Beni-Mavivi en province du Nord-Kivu. De retour d’un exercice de tirs, au moins 27 militaires congolais ont été touchés, aucun mort n’est signalé.
Le tribunal a reconnu le chauffeur comme coupable à l’infraction de violation de consigne, conduite en état d’ivresse et à grande vitesse. D’après le capitaine magistrat Hubert Kabandani, substitut de l’auditeur près le tribunal militaire de garnison de Beni, il s’agit d’un procès pédagogique pour d’autres chauffeurs militaires.
« La hiérarchie a tenu à ce que nous organisions ce procès ici à l’Ozacaf parce que c’est là où se trouve le convoi des militaires et le reste de chauffeurs. Pour que cette audience serve d’exemple aux autres qui vont réfléchir plusieurs fois avant de conduire le véhicule […] », a-t-il expliqué.
Pour sa part, la défense, insatisfaite du verdict prononcé contre son client, envisage d’interjeter appel.
« Nous avons encore des cartouches, comme à l’entrée de jeu, le ministre public disait que c’est un procès pédagogique pour réprimer, on s’attendait à ça. Mais au moins nous allons interjeté appel, probablement demain, comme la cour arrive dans deux semaines, on va rétracter ce jugement et je crois bien notre client sera acquitté », a rassuré Maître Joël Muhindo Nguru, avocat de la défense.
Beni : membres de groupe armé, 6 enfants rendus à la section Protection de l’enfant Monusco
Les Forces armées de la RDC ont remis 6 enfants libérés des groupes armés à la section de la Protection de l’Enfant de la Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) mercredi 21 août 2024.
Ces enfants parmi lesquels une fille, dont les âges varient entre 14 et 17 ans, venaient de passer 3 semaines au cachot des sévices de renseignements des Forces armées de la RDC (T2) du secteur opérationnel Sukola1 Grand Nord. Ils ont ainsi été remis à la Monusco qui les a, à son tour, remis à une organisation locale, avant la réunification avec leurs différentes familles respectives.
Ils avaient été libérés des groupes armés locaux par les FARDC. Certains étaient actifs à Mabalako dans le territoire de Beni et d’autres à Kasanga-Tuha, dans la périphérie de la ville de Beni. Ceux de Kasanga-Tuha appartenaient au groupe armé d’un certain « Mwami », accusé d’avoir assassiné un jeune garçon du quartier, membre du groupe de pression Véranda Mutsanga.
Au total, 17 personnes, membres de ce groupe armé, y compris ces enfants, ont été présentés la semaine dernière à la presse comme suspect dans cette tuerie. L’armée congolaise qui a dénoncé l’utilisation des enfants dans des groupes armés avait toutefois annoncé leur remise à des institutions de tutelle.
Le Quotidien / Provinces26rdc.com
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