Pas convaincu par le discours du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi lors de son adresse à la nation de ce mercredi 11 décembre 2024, le secrétaire général de l’Ecidé, parti cher à l’opposant au régime Tshisekedi, Martin Fayulu Madidi, a dressé la caricature d’un Chef de l’État en déphasage avec les vraies réalités que connaissent les congolais.
Dans une réaction tranchante sur son compte X, Devos Kitoko parle d’une rupture sociale existante entre le Président Tshisekedi et le peuple congolais.
“Le discours sur l’état de la nation de ce 11 décembre 2024, témoigne que le prestige psychologique d’un pouvoir mal acquis, l’opulence financière et matérielle insolente qui en découle, ont mis Mr. Tshilombo en situation de rupture socio-économique du calvaire quotidien des congolais”, lit-on dans ce X.
Professeur des universités, le SG Kitoko, en scientifique, pense que le Président Tshisekedi demeure dans une bulle d’autosatisfaction.
“J’ai suivi le discours d’un homme isolé du monde réel, renfermé dans un système social autopoétique, où il vit seul, ses propres fabulations, laissant penser qu’un chrétien, en pareille situation, créditerait sans doute la thèse d’accumulation de plusieurs années d’arriérés de dîme ”, souligne cet acolyte de Fayulu.
À noter que l’Ecidé, parti politique membre de la coalition « Lamuka » reste déterminé à faire échec à l’idée du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Récemment, séjournant sur le sol européen, Martin Fayulu avait échangé en tête-à-tête à Genval en Belgique, avec Moïse Katumbi, président de Ensemble pour la République, un autre parti politique phare de l’opposition congolaise. Les deux personnalités politiques ont tenté d’harmoniser les vies pour la mise sur pied d’un calendrier des actions à mener ensemble sur terrain, dont le chronogramme sera, probablement, rendu public incessamment, et ce, dans le but de contrer la team Fatshi qui se déploie déjà pas mal sur terrain avec sa précampagne pro changement constitutionnel.
Discours sur l’Etat de la Nation : « Tshisekedi était évasif sur la question relative à l’agression rwandaise » (Interview/Emery Okundji)

Ce jeudi 12 décembre 2024, dans une interview, Emery Okundji, ex-ministre des Télécommunications et cadre du parti politique de l’opposition Fonus, a réagi au discours du chef de l’État Félix Tshisekedi sur l’état de la nation prononcé devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès.
Cet ex-député national du Sankuru a répondu mot à mot aux questions posées sur les aspects politique, sécuritaire et économique.
Comment réagissez-vous au discours du chef de l’État devant le congrès ?
Emery Okundji : « De prime abord, je tiens à rappeler que le discours du président de la République sur l’état de la nation, conformément à l’article 77 de la Constitution, est plus un discours bilan que programme. Nous savons que le programme du gouvernement était caractérisé par les six piliers majeurs se référant aux engagements du président de la République. Cependant, nous avons malheureusement constaté que la balance a beaucoup plus penché sur le chapelet de bonnes intentions que sur la description des réalisations vécues par les Congolais.
Sur le plan sécuritaire, qu’avez-vous retenu ?
Sur les questions fondamentales du volet sécuritaire de notre pays, notamment l’invasion rwandaise marquée par l’occupation de quatre territoires de la province du Nord-Kivu, avec pillage systématique de nos ressources, le président de la République était évasif. Il ne faisait que dénoncer au lieu de nous présenter un plan concret pour mettre fin à cette barbarie de l’armée rwandaise. Donc Tshisekedi ne doit pas porter cette casquette de dénonciateur étant un chef de l’État.
Le président de la République a appelé à la réflexion nationale pour doter le pays d’une Constitution qui répond aux réalités des congolais. Comment avez-vous accueilli cette demande ?
« En ce qui concerne l’épineuse question de la révision ou changement de la Constitution, nous saluons quand même le changement de ton qui devient un peu conciliant, parce qu’il a compris qu’il ne doit pas nous imposer sa vision comme si nous étions dans un pays où règne la dictature.
Le président Tshisekedi a notamment évoqué quelques avancées sur le plan économique. Partagez-vous cette affirmation ?
« Non. Tout est faux ! Par exemple, quant aux détournements des deniers publics qui ont pris une ampleur inquiétante, Félix Tshisekedi n’a dit aucun mot. Somme toute, le discours du président de la République a ressemblé à un discours de campagne électorale en lieu et place d’un discours bilan ».
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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