Lutte contre la traite des êtres humains : la RDC sort de la « watch list » américaine grâce à ses avancées légales et diplomatiques

Madame Chantal Yelu Mulop, Coordonnatrice du Service spécialisé du chef de l’État, a présidé, ce mercredi 30 juillet 2025, au Palais de la Nation, une séance de travail marquant la Journée internationale de lutte contre la traite des êtres humains, mettant en lumière les efforts de la RDC, en matière de prévention et de réponse à ce crime transnational.

Placée cette année sous le thème « La traite des êtres humains est un crime organisé – en finir avec l’exploitation », la rencontre a permis d’évaluer les progrès réalisés par le pays depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la Présidence. Mme Mulop a notamment rappelé la création, en 2019, d’une agence présidentielle dédiée à cette lutte, l’adoption d’une loi en 2022, et l’instauration de mécanismes de référencement pour les victimes.

« La RDC a quitté la watch list des États-Unis », a-t-elle souligné, évoquant la réduction sensible des cas de travail forcé des enfants dans les mines et des mariages précoces, indicateurs clés d’une amélioration tangible sur le terrain.

Partenaire engagé, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a salué les efforts congolais, tout en insistant sur les défis persistants, notamment dans l’Est du pays, marqué par l’insécurité. « Avec notre soutien au processus de paix, nous espérons que l’État pourra rétablir son autorité dans cette région », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement américain à œuvrer pour la fin du conflit régional.

Autre intervenante majeure, la cheffe de mission de l’OIM, Alexandre Simpson, a mis en avant la coopération entre les agences des Nations unies et la RDC pour des solutions durables au bénéfice des déplacés. Elle a reconnu le rôle catalyseur de la Présidence dans les progrès réalisés.

L’événement a été clôturé par une exposition interactive illustrant les différentes formes d’exploitation : travail et mariage forcés, prostitution contrainte, recrutement illégal, adoption frauduleuse.

Instituée en 2014, la Journée mondiale du 30 juillet vise à renforcer la mobilisation contre un fléau qui touche particulièrement les zones de conflit. En RDC, les efforts politiques et diplomatiques en cours traduisent une volonté de placer la dignité humaine au cœur de l’agenda national.

Lutte contre la traite des personnes : la RDC enregistre une baisse des cas d’exploitation d’enfants et de mariages précoces

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La République Démocratique du Congo (RDC) a enregistré une diminution significative des cas d’exploitation des enfants, notamment dans les mines, ainsi que des mariages précoces, selon Chantal Yelu Mulop, coordonnatrice du service spécialisé du chef de l’État chargé de la Jeunesse, de la lutte contre les violences faites aux femmes et de la traite des personnes.

Cette déclaration a été faite lors d’une séance de travail tenue le mercredi 30 juillet au Palais de la Nation, dans le cadre de la Journée internationale de la lutte contre la traite des personnes, célébrée chaque année à cette date.

Des progrès reconnus à l’international

Chantal Yelu Mulop a souligné que la RDC a été officiellement retirée de la “watch list” des États-Unis, une liste qui recense les pays ne respectant pas pleinement les normes minimales en matière de protection des victimes de la traite. Cette reconnaissance fait suite à plusieurs réformes nationales, dont la création, en 2019, d’un service spécialisé à la présidence, l’adoption en 2022 d’une loi dédiée à la traite des personnes, et la mise en place de systèmes de référencement des victimes.

« La RDC a réalisé des avancées notables dans la lutte contre toutes les formes de traite : trafic d’êtres humains, trafic d’organes, mendicité forcée. Le président Félix Tshisekedi s’est personnellement engagé sur cette question depuis le début de son mandat », a déclaré la coordonnatrice.

Soutien international et réformes nationales

Présente à l’événement, Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en RDC, a salué les efforts fournis malgré les défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays.

« Nous espérons qu’avec notre soutien au processus de paix, le gouvernement pourra regagner l’autorité sur l’Est et commencer à aborder sérieusement cette problématique », a-t-elle indiqué, réaffirmant l’engagement de Washington dans la lutte contre la traite des personnes.

De son côté, Alexandre Simpson, cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a insisté sur les avancées obtenues grâce aux efforts conjoints de la présidence congolaise, de Chantal Yelu Mulop et de la société civile, en soulignant l’importance des réformes législatives adoptées ces dernières années.

Un engagement collectif salué

La rencontre a réuni plusieurs figures nationales, dont Moro Mukota Muteba, directeur général du Fonds de lutte contre le crime organisé (FOLLUCO), ainsi que des artistes, influenceurs et leaders d’opinion engagés dans la défense des droits humains.

Célébrée depuis 2014, la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, autrefois appelée Journée de la dignité des victimes de la traite, a pour thème cette année :

« La traite des êtres humains est un crime organisé – En finir avec l’exploitation. »


Opinion Info / Provinces26rdc.com

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