Journée des peuples autochtones : le savoir-faire des pygmées mis en lumière à Kongolo
A l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août, le consortium Université de Lubumbashi, la Confédération nationale des producteurs du Congo et Caritas Congo, dans le cadre du projet Renforcement des capacités des organisations de la société Civile pour faciliter l’accès à la terre, (RECAPTER), ont organisé une série d’activités dans le village Kaseya, situé dans le secteur des Balubas, territoire de Kongolo, dans le Tanganyika.
Ces activités avaient pour objectif de mettre en lumière le savoir-faire des pygmées, notamment à Kongolo, dans un contexte national de valorisation et de protection des droits et des cultures des peuples autochtones en République démocratique du Congo (RDC).
Le projet RECAPTER est mis en œuvre dans 10 territoires du Grand-Katanga, dont le territoire de Kongolo.
Lors de la cérémonie, les organisateurs ont visité des stands d’exposition de produits locaux issus des savoirs traditionnels pygmées, notamment des remèdes à base d’arbres et de racines. Micky Bikiri, chef de programme à Caritas Congo, s’est réjoui de la richesse de ces connaissances : « Avec leur savoir-faire, ils génèrent des revenus à travers la production locale. Ils nous ont démontré leurs capacités, et c’est une belle démonstration. Nous les encourageons à valoriser cela, car c’est une source de revenus non négligeable. »
Banza Motema, représentant de la communauté pygmée du village Xavier, a exprimé sa gratitude :
« Caritas Congo nous a sortis de la brousse. Aujourd’hui, nous vivons dans des maisons en tôle, nous cultivons, nous élevons des volailles, et nos enfants vont à l’école grâce à leur soutien. »
Journée internationale des peuples autochtones en RDC : appel à la mise en œuvre de la loi protégeant ces peuples
Dans la cuisine d’une famille pygmée déplacée à Mangina. Nord-Kivu, jeudi 29 septembre 2022.
Radio Okapi.Ph/ Marc Maro Fimbo
Des ONG congolaises ont dénoncé, samedi 9 aout, les conditions de vie « calamiteuses » dans lesquelles vivent des centaines de familles autochtones, notamment dans l’Est de République démocratique du Congo (RDC), où l’insécurité persistante aggrave leur vulnérabilité. Ces organisations se sont exprimées à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones.
Cette célébration en RDC est l’occasion pour plusieurs organisations de défense des droits humains de dresser un état des lieux de la situation des peuples autochtones, en particulier les Pygmées. Malgré quelques avancées sur le plan légal, les conditions de vie du peuple pygmées reste précaire, selon ces organisations locales
Le Foyer de développement pour l’autopromotion des personnes indigentes et en détresse (FDAPID), une organisation engagée dans la protection et la promotion des droits des Pygmées au Nord-Kivu, a lancé un appel aux autorités congolaises.
Vicar Hangi Batundi, coordonnateur national de FDAPID, déclare :
« Ce qui est à féliciter, c’est qu’il y a des avancées sur le plan légal, parce que la RDC dispose d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones, Pygmées ».
Il insiste sur la nécessité de veiller à la mise en œuvre effective de cette loi, tout en soulignant les défis majeurs auxquels ces communautés sont confrontées :
« Certains vivent dans des zones d’insécurité totale, sans accès à la forêt, perdent leurs terres, et ne peuvent pas jouir de leurs droits. La vie devient de plus en plus compliquée pour les peuples autochtones. »
FDAPID appelle les décideurs, tant au niveau national qu’international, à se mobiliser pour apporter des réponses durables aux besoins des peuples autochtones, dont les droits fondamentaux restent trop souvent bafoués.
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