Le report de la marche annoncée par la Coalition C64 continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Pour Germain Kambinga, président du regroupement Le Centre, l’opposition réunie au sein de cette plateforme ne cherchait pas réellement à bloquer le processus de révision constitutionnelle en cours.
S’exprimant ce samedi 4 juillet, l’ancien ministre de l’industrie a indiqué que la C64 ne dispose ni des moyens ni de l’assise populaire nécessaires pour influer sur le processus politique actuel. À l’en croire, l’objectif réel de cette opposition serait ailleurs.
« L’opposition sait qu’elle ne peut pas empêcher cela. Parce que le peuple ne les suit pas et parce qu’ils n’ont pas les ressorts institutionnels… Leur but, c’est de se dire comment on redevient populaire, comment on impose notre existence », a déclaré Germain Kambinga.
Pour lui, la mobilisation autour de la question constitutionnelle sert surtout de prétexte à une stratégie de visibilité politique et de conquête d’un nouveau leadership. Il soutient également que ces dynamiques s’inscrivent dans un jeu politique déjà structuré, où l’opposition tente de se repositionner face à la majorité au pouvoir.
« L’opposition ne visait pas à bloquer le changement de la Constitution, elle cherchait tout simplement à jouer un rôle et surtout à participer à la gestion de Félix Tshisekedi ».
Le report de la marche du 8 juillet, ainsi que la participation annoncée d’une délégation de la C64 à Bujumbura, sont, selon lui, des éléments qui confirment cette logique de repositionnement plutôt qu’une réelle capacité d’action sur le processus institutionnel en cours.
Pour Germain Kambinga, il s’agit donc davantage d’une bataille d’image et d’influence politique que d’un véritable rapport de force sur la réforme constitutionnelle.
Actu 30 / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire