RDC : Absent du conclave pour raisons de santé, SK Della appelle les Congolais à s’approprier les résolution

Le sénateur Salomon Kalonda n’a pas pris part au conclave d’Ensemble pour la République organisé du 12 au 13 août 2025 à Bruxelles, pour raisons de santé. Toutefois, le conseiller spécial de Katumbi a recommandé aux Congolais de s’approprier les résolutions issues de ces assises, dont la tenue d’un dialogue national et inclusif sous les auspices des religieux catholiques et protestants pour ramener la paix durable et la stabilité dans l’est du pays.

L’élu de Lubumbashi ne s’est toujours pas remis au maximum de son état de santé depuis qu’il a été évacué en mars 2024 à l’hôpital Erasme à Bruxelles pour des soins médicaux urgents, quelques jours seulement après avoir obtenu la liberté provisoire. D’ailleurs, les images captivantes le montraient, avec sa barbe blanche et ses cheveux laissés en liberté, été immédiatement pris en charge à partir d’un véhicule médical par des médecins urgentistes qui l’avaient conduit en toute hâte jusqu’où il a été placé sous perfusion.

L’événement intervenait après près de dix mois passés en détention à la prison militaire de Ndolo, où Kalonda était retenu pour des accusations sans preuves de collusion avec le mouvement rebelle pro-rwandais M23. D’autres charges pesaient sur lui que l’organe de la loi a peiné à convaincre. Il s’agissait « de l’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et discipline » et « détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre ». Des allégations farouchement rejetées par sa défense. Avant d’accéder à la demande des avocats de SK Della (celle de l’évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés), le tribunal avait requis 19 médecins pour expertiser son cas. Certaines blouses blanches étaient même venues de Cliniques universitaires de Kinshasa et d’autres de l’hôpital général (ex-Maman Yemo). Tous avaient établi que l’état de santé de SK Della nécessitait réellement une bonne prise en charge. Finalement, le 8 juillet 2024, les juges de la Cour militaire de Kinshasa-Gombe s’étaient déclarés incompétents pour poursuivre l’affaire, car il avait été élu sénateur, un statut qui lui conférait une immunité parlementaire.

Au-delà du soutien à l’initiative portée par le duo CENCO-ECC, les katumbistes ont tendu la main à l’opposition « non armée » et à la société civile pour unir leurs énergies en vue de mettre fin à ce qu’ils qualifient de « dictature » de l’administration Tshisekedi et de restaurer un pouvoir légitime issu d’élections crédibles. En outre, ils ont fustigé le pillage des ressources naturelles et réaffirmé que l’intégrité territoriale et l’unité nationale sont non négociables.

Vers la redynamisation du parti 

Tous les appareils sont mis en marche pour organiser et redynamiser cette organisation politique. « Le parti engage une réforme organisationnelle profonde pour renforcer son efficacité, accroître sa capacité d’action et se préparer aux échéances électorales et politiques à venir », a-t-on rassuré. Dans les prochains jours, ce courant politique va lancer une campagne de mobilisation des Congolais pour lutter contre la corruption, l’impunité et l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire.

À l’ouverture des assises de Bruxelles, Moïse Katumbi, leader du parti, et ses partisans ont rendu un vibrant hommage à Chérubin Okende, l’ancien porte-parole d’Ensemble, sauvagement assassiné en plein centre-ville de Kinshasa le 13 juillet 2023. Deux ans après son décès, son parti demande que justice soit faite en mémoire de l’ex-ministre des Transports et fervent militant de la bonne gouvernance.


Ouragan / Provincs26rdc.com

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