RDC : Moïse Katumbi « Il nous faut réinventer la manière de faire la politique »,IL veut un parti ouvert, moderne et réformateur

Moïse Katumbi a accéléré le processus de lancement de son parti parti politique. Ce mardi 17 décembre, il a lancé les travaux de mise en commun des recommandations issues des ateliers tenus en août dernier. Devant les futurs cadres de ce parti, Katumbi a présenté un texte qui devrait aboutir aux statuts de cette formation politique.

ACTUALITE.CD“Nous voilà arrivés à une étape cruciale de la mise en oeuvre du grand projet que nous caressons depuis plusieurs années, à savoir, la création du grand parti autour duquel nous avons décidé de nous rassembler (…). A la lumière des recommandations, je vous inviterai à poser ce tout dernier jalon qui consiste à doter notre parti des statuts, en ayant à l’esprit que notre engagement politique est guidé par une mission sacrée, celle de transmettre à nos enfants une société plus juste, plus libre, plus solidaire, pour tout dire un Congo réellement démocratique et prospère dans un environnement préservé et un monde viable”, a t-il dit.

Une autre étape commence avec celui qui a longtemps été cadre et président fédéral du PPRD.

“J’ai pris la mesure de nos responsabilités et de la tâche qui nous attend. C’est avant tout pour ces millions de compatriotes que nous travaillons ici dans cet atelier. Ne les oublions jamais ! Nous ne sommes pas là pour assouvir des ambitions personnelles ni pour affirmer nos égos. Nous sommes ici parce que nous avons décidé de transformer ensemble la société congolaise, de garantir à nos concitoyens plus de liberté, plus de justice, plus de solidarité, plus de bonheur”, a t-il ajouté.

Contexte

Moïse Katumbi est retourné en RDC le 20 mai 2019 après trois ans d’exil en Europe. Dans une interview accordée à quelques médias, il affirmait dans la foulée, sa volonté de “défendre la constitution”.

“ Je remercie mon Dieu pour mon retour. Je reviens pour la paix et la réconciliation dans notre pays et surtout pour défendre les intérêts du peuple congolais et défendre notre constitution. Je reviens pour voir mes frères qui ont trop souffert. Le plus important pour moi, c’est la population congolaise ”, avait déclaré Moïse Katumbi.

Pendant sa tournée dans l’Est de la RDC, il avait également mis l’accent sur sa volonté de faire une opposition républicaine et en avait profité pour annoncer la création de son parti.

« Notre parti politique ne sera pas un parti de voleurs. Si tu es un voleur ta place n’est pas dans notre parti. Nous ne cherchons pas les gens qui ont des poches plus profondes que la longueur de leurs pantalons », avait-il déclaré.

Depuis quelques mois, le discours de l’ancien gouverneur de ce qui était le Katanga tranche avec les positions radicales du duo Martin Fayulu-Adolphe Muzitu. Les deux hommes ne considèrent pas dans l’opposition. L’un clame toujours qu’il est le seul président élu et à la recherche de la vérité des urnes et l’autre précise qu’il est dans la résistance là où Moïse Katumbi insiste pour une opposition « constructive et républicaine ».

ACTUALITE.CDMoïse Katumbi a lancé ce mardi 17 décembre les travaux de Lofoi pour achever les textes fondateurs de son parti politique. L’opposant compte sur certains de ses camarades de Lamuka particulièrement ceux d’Ensemble pour le Changement.  Dans son discours devant les futurs cadres de cette formation politique en gestation, il a laissé transparaitre c’est la continuité du même combat, mais avec d’autres armes.

« Nous voilà arrivés à une étape cruciale de la mise en oeuvre du grand projet que nous caressons depuis plusieurs années, à savoir, la création du grand parti autour duquel nous avons décidé de nous rassembler (…).  Dès lors que nous partageons l’idée que pour transformer le Congo, on ne peut être grand tout seul dans une petite partie du pays, nous avons décidé d’être grands partout et ensemble. Cette motivation nous a conduits à nous retrouver d’abord dans une plateforme électorale », a t-il déclaré dans ces assises qui se tiennent à Lubumbashi.

Il a brossé l’état du pays et particulièrement de l’Est de la RDC qu’il a visité à travers ce qu’il a appelé Safari.

« J’ai écouté attentivement la population. Les Congolais ont perdu confiance dans leur classe dirigeante. Ils veulent une rupture avec le passé. A nous de tirer toutes les leçons de ce message. Il nous faut réinventer la manière de faire la politique et définir des trajectoires réalistes pour répondre aux désirs et attentes de notre peuple. Pour rétablir la confiance brisée par des années de compromissions, de corruption, de mégestion et de déchéance morale de notre société, nous devons être au moins efficaces et exemplaires. Le retour de la confiance est à ce prix (…).Au cours de ma tournée, les accueils qui m’ont été réservés témoignent que nous avons conservé un grand crédit auprès de nos compatriotes. A nous de le capitaliser et de ne pas décevoir  », a t-il ajouté.

Il déclaré que partout où il est passé l’impatience est grande pour que le parti soit créé, un grand parti qui porte toutes ces aspirations au changement : « Un parti proche des Congolais et à leur écoute. Un parti qui les défende. Un parti dont les animateurs partagent leur sort. Un vrai parti populaire et démocratique », a t-il dit.

Et d’ajouter :

“Nous n’arriverons à cette transformation que si nous créons un parti national, ouvert, moderne et réformateur. Nous connaissons tous les aléas de la vie dans un parti politique”.

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