Mines : le gouvernement renforce le contrôle du secteur aurifère pour sécuriser les recettes de l’État

Le gouvernement souhaite reprendre le contrôle du circuit de l’or. Lors du Conseil des ministres du vendredi 5 avril 2026, la Première ministre a annoncé une série de mesures destinées à renforcer la traçabilité, la commercialisation et la sécurisation des flux aurifères en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par d’importantes pertes de recettes liées aux circuits informels.

Au centre de cette stratégie, la création d’une équipe de travail composée d’experts issus de plusieurs ministères et services techniques. Cette équipe aura pour mission de proposer des solutions concrètes aux préoccupations soulevées par le président de la République lors d’un précédent Conseil des ministres, notamment concernant la faible maîtrise des circuits d’exploitation et d’exportation de l’or.

Parmi les mesures principales figure la révision du manuel de traçabilité des produits miniers, de l’extraction jusqu’à l’exportation, visant à mieux encadrer les flux et lutter contre la fraude. Le gouvernement prévoit également d’actualiser le cadre réglementaire du Centre spécialisé d’achat, de commercialisation et d’exportation de l’or issu de l’exploitation artisanale, en insistant notamment sur les procédures et la fiscalité.

La réforme inclut aussi la bancarisation progressive des coopératives minières et des négociants, étape jugée nécessaire pour accroître la transparence financière du secteur. Par ailleurs, les autorités annoncent un renforcement de la présence des services techniques, notamment l’Inspection générale des mines et le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC), aux postes frontaliers afin de mieux contrôler les exportations.

Sur le plan régional, le gouvernement congolais compte également renforcer sa participation aux mécanismes de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour garantir la conformité des minerais exportés aux normes internationales.

Pour accélérer la mise en œuvre de cette stratégie, la Première ministre, Judith Suminwa, a chargé le ministre des Mines de lancer rapidement une phase pilote dans la province du Haut-Uélé, considérée comme une zone stratégique de production aurifère. Des rapports de suivi permettront d’évaluer l’efficacité des mesures adoptées.

Cette réforme vise à mieux capter les revenus issus de l’or, secteur clé de l’économie nationale, tout en luttant contre la contrebande et en renforçant la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

 


Le Potentiel / Provinces26rdc.com

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