Comme il n’y a jamais deux sans trois, le député national Olivier Tombe Tombe, élu de Luebo, province du Kasaï, a adressé une question d’actualité à Christian Bosembe. Il veut obtenir des explications du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) au sujet de la circulation sur les réseaux sociaux de plusieurs contenus qui proposent des recettes des produits traditionnels à base des mélanges des plusieurs substances qui s’apparentent à l’automédication dangereuse où les conséquences ne peuvent pas être assumées par aucun répondant.
« Alors, la prescription en ligne des médicaments contre certaines maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète, adénome de la prostate etc. se fait sans tenir compte des conséquences qui causent ces maladies, la population fait recours à ces médicaments sans assistance et/ou suivi médicale avec toutes les conséquences qui en résultent « , alerte-t-il.
Cependant, observe-t-il, la chaîne se fait entre le fabricant et le consommateur sans préalablement passer par le contrôle de services de santé attitrés.
De son point de vue, ce phénomène constitue un problème de santé publique qui échappe au contrôle du CSAC, qui est censé réguler ou règlementer ce secteur conformément à l’article 9.5 de la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attributions et fonctionnement du CSAC ; dispositions qui donnent compétence à cet organe de régulation de veiller à la conformité aux lois et règlements de la République sur toutes les publications par voix audio-visuelle.
La préoccupation de élu de Luebo se résume en cette question : « Au regard de l’article 56 al 2 de la loi n°18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique en République Démocratique du Congo, pourquoi ces contenus passent sans aucune mesure de censure de votre part ?
Le Potentiel/Provinces26rdc.com
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