Télécommunications : Felix Tshisekedi prône la souveraineté technologique et la sécurité numérique de la RDC

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC) a évoqué la souveraineté technologique et la sécurité numérique du pays, parmi les six(6) chantiers prioritaires pour redynamiser les postes et télécommunications dans le pays, au lancement des états généraux du secteur, lundi à Kinshasa.

«A cet égard, plusieurs chantiers me paraissent nécessaires et prioritaires. Le premier est l’extension des infrastructures afin d’assurer une connectivité plus équitable du territoire national. Cela passe par l’accélération du déploiement de la fibre, le renforcement du backbone national, les interconnexions provinciales, les boucles métropolitaines, mais aussi par le recours à des solutions satellitaires et hybrides pour atteindre plus rapidement les zones enclavées (…). Le sixième est la souveraineté technologique et la sécurité numérique. La RDC doit pouvoir mieux protéger ses données, ses réseaux, ses administrations, ses infrastructures critiques et ses citoyens», a déclaré le président Félix Tshisekedi, dans son discours inaugural de ces assises organisées sous le thème : «Postes et télécommunications, vecteur de la croissance économique et du développement».

Au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale, dans le centre de la capitale congolaise, où se tenait la rencontre, le Chef de l’Etat a aussi relevé la modernisation du cadre légal, l’amélioration de la qualité du service et la protection des usagers, qui doivent être priorisées en vue de favoriser la croissance économique via ce secteur.

«Le deuxième est la modernisation du cadre légal, réglementaire et fiscal. Le secteur ne peut pas se développer durablement dans l’incertitude, la dispersion des normes ou une fiscalité inadaptée. Il faut un environnement plus lisible, plus cohérent, plus attractif pour l’investissement et plus protecteur pour l’intérêt général. Le troisième est la qualité du service et la protection des usagers. La croissance du marché n’a de sens que si elle s’accompagne d’une amélioration. La croissance du marché est une amélioration effective de l’accessibilité, de la qualité, de la fiabilité et du coût des services. Le quatrième est l’inclusion numérique et financière», a indiqué le Président Tshisekedi.

«Les télécommunications ne doivent pas seulement connecter des centres urbains déjà réellement relativement servis. Elles doivent aussi ouvrir des opportunités nouvelles dans les territoires, pour les populations rurales, pour les jeunes, pour les femmes, pour les petits entrepreneurs et pour les citoyens qui restent encore à distance du numérique», a-t-il soutenu.

L’Éducation numérique, un investissement stratégique pour la jeunesse

Le Chef de l’Etat congolais a, finalement, cité l’Éducation numérique, qui doit être pensée comme un investissement stratégique pour l’épanouissement socio-économique de la jeunesse congolaise.

«Le cinquième est l’éducation numérique et le développement du capital humain. Il ne suffit pas de connecter le territoire ; il faut aussi préparer les femmes et les hommes appelés à vivre, à apprendre, à travailler et à entreprendre dans cet environnement nouveau», a-t-il dit, ajoutant que «l’éducation numérique doit donc être pensée comme un investissement stratégique au service de la jeunesse, de l’employabilité, de l’innovation et de la compétitivité nationale».

Cette éducation doit, selon le Président de la RDC, toucher l’école, l’université, la formation professionnelle, mais aussi l’administration publique et les initiatives entrepreneuriales.

«Cette priorité s’inscrit pleinement dans l’un des engagements majeurs de mon second mandat, à savoir la création de plus d’emplois pour notre jeunesse, dans le Programme d’action du gouvernement 2024-2028, qui fait de la transformation numérique, du développement du capital humain et de la réduction des inégalités territoriales, des axes structurants de l’action publique», a-t-il précisé.

«Former au numérique, c’est donc non seulement réduire la fracture technologique, mais aussi donner à la RDC, les compétences dont elle a besoin pour réussir sa modernisation», a-t-il conclu.

Un tournant décisif pour l’avenir numérique de la RDC

Pour José Mpanda, ministre des Postes et télécommunications, les États généraux dudit secteur constituent un tournant décisif pour l’avenir numérique du pays.

«Ces États généraux des Postes et télécommunications, tant sollicités par l’écosystème du secteur mais surtout par les opérateurs, depuis l’avènement de votre autorité à la Magistrature suprême de notre pays, vont donner une heureuse opportunité d’exprimer, au plus haut responsable du pays que vous êtes, leurs désidératas en vue d’améliorer la qualité des services rendus à notre population, objectif ultime de votre Gouvernement. Nous allons ensemble signer un pacte devant votre haute autorité avec les partenaires pour rencontrer et accompagner votre vision de la RDC digitalement connectée à l’horizon 2030», a-t-il dit, s’adressant au Chef de l’Etat.

Pour lui, en effet, le thème choisi pour ces travaux, «Postes et Télécommunications, vecteur du développement et de la croissance économique», n’est pas un slogan, mais une réalité, car les Technologies de l’information et de la communication sont reconnues comme moteur de développement socio-économique, capables de transformer en profondeur la société.

Pour le ministre Mpanda, l’ambition place le secteur au cœur d’un double multidirectionnel.

«La revisitation du cadre légal et réglementaire, la modernisation des services, la relance des activités économiques comme la Banque postale, la boîte postale et le code postal, la valorisation du patrimoine foncier et immobilier de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT)», a-t-il expliqué,avant d’évoquer «la fracture numérique entre zones urbaines et rurales, l’insuffisance des infrastructures, la faible couverture nationale, le déficit des terminaux abordables, la mauvaise qualité des services, décriée par la haute autorité, les contradictions légales et réglementaires, la nécessité de trouver des financements pour l’opérateur public, la création des conditions pour attirer davantage l’investissement privé, la problématique du climat des affaires».

A en croire le ministre des Postes et télécommunications, un pacte sera signé avec des partenaires du secteur pour rencontrer et accompagner la vision de la RDC. Cet engagement, selon lui, s’articule autour des 5 piliers constituant les missions cristallisées dans le Programme d’action du Gouvernement.

«Ces premiers états généraux des Postes et télécommunications, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, que nous tenons sous votre haut patronage, constituent un cadre de discussions et d’échanges entre les parties prenantes de l’écosystème des Postes et Télécommunications. Ils interviennent à un moment crucial de l’histoire de notre pays, où le numérique, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que les Services postaux, ne sont plus de simples outils, mais de véritables leviers de transformation économique et sociale de la RDC», a conclu José Mpanda.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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