Des dizaines de personnes ont été tuées samedi par des avions militaires qui poursuivaient des djihadistes de Boko Haram dans l’État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué dimanche des habitants et l’ONG Amnesty International.
Le pays le plus peuplé d’Afrique est confronté depuis 17 ans à une insurrection djihadiste, déclenchée en 2009 par des violences de Boko Haram, et également nourrie par des factions dissidentes puissantes comme le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
Le nombre de victimes des frappes militaires menées samedi dans le village de Jilli, dans l’État de Yobe, diffère selon les sources. Amnesty International a avancé un bilan de « plus de 100 morts » et « 35 personnes grièvement blessées » dans une publication sur le réseau social X, tandis que Lawan Zanna Nur, un chef local, a évoqué environ « 200 morts et blessés ».
« Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux de Geidam et de Maiduguri. Nous parlons de dizaines de morts, mais il est difficile de donner un bilan précis », a-t-il ajouté.
Ibrahim Liman, membre d’une milice anti-djihadiste à Maiduguri, a indiqué de son côté que « certains blessés ont été transportés à Maiduguri, environ 70 personnes, car l’hôpital de Geidam ne peut pas s’occuper du nombre important de victimes ».
« Le marché de Jilli attire des commerçants venant d’aussi loin que les États de Kano et de Jigawa (nord-ouest). Le marché est entièrement contrôlé par Boko Haram, qui assure la sécurité et collecte des taxes auprès des commerçants. Nous avons étudié ce marché pendant longtemps », a expliqué à l’AFP une source au sein du renseignement nigérian.
Des frappes aériennes ont déjà coûté la vie à des civils au Nigeria. Les enquêtes qui s’ensuivent n’aboutissent généralement à aucun résultat concret.
Belga / RTBF / Provinces26rdc.com
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