Le volume d’affaires de la sous-traitance en République démocratique du Congo (RDC), a connu une progression significative entre 2022 et 2024, a indiqué le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), lors d’un briefing organisé lundi à Kinshasa.
« Nous avons publié les statistiques de 2023, 2024 et 2025 pour démontrer d’où nous sommes venus et où nous allons. Lors de mon premier état des lieux en 2022, il n’y avait que 300 millions de dollars de chiffre d’affaires. En 2023, nous sommes passés à plus de 2 milliards de dollars, avec une répartition de 51 % pour les Congolais contre 49 % pour les expatriés. En 2024, nous avons dépassé 2,4 milliards, avant de retomber à plus de 1,7 milliard en 2025, une baisse liée notamment à la guerre d’agression. Ces chiffres traduisent la montée en puissance progressive du secteur, malgré les contraintes conjoncturelles qui affectent l’économie nationale », a déclaré Miguel Kashal, directeur général de l’ARSP.
Ces chiffres traduisent, selon Miguel Kashal, la montée en puissance progressive du secteur, malgré les contraintes conjoncturelles qui affectent l’économie nationale. « Le combat du Chef de l’État, c’est de créer de l’emploi en interne avec les Congolais et de faire circuler l’argent dans notre pays. La sous-traitance doit servir sous-traitants, donc 51 % pour les Congolais, 49% pour les expatriés Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya et le directeur de l’ARSP, Miguel Kashal, lors du briefing à développer une économie circulaire autour de nos matières premières », a-t-il ajouté.
Le directeur général de l’ARSP a indiqué que la sous-traitance a un impact direct sur les populations, notamment à travers la création d’emplois, en lien avec la vision du Président de la République. Il a également évoqué les réformes engagées dans le secteur.
« En 2022, nous étions à 300 millions de dollars sur toute l’étendue du territoire national. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Cela démontre l’impact de la vulgarisation menée et la nécessité pour les parties prenantes de travailler ensemble, car la loi parle de partenariat entre les sous-traitants, donc 51 % pour les Congolais, 49% pour les expatriés», a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, il a précisé que l’interdiction faite aux sociétés minières de commercialiser certains intrants, notamment l’acide sulfurique, le charbon et la chaux vive, vise à préserver le rôle des sous-traitants dans la chaîne de valeur. « La sous-traitance est une chaîne de valeur. Une société minière a pour objet la production et la commercialisation des minerais. Elle ne peut pas exercer des activités secondaires au détriment des sous-traitants », a-t-il expliqué.
Il a enfin appelé les sociétés principales à collaborer avec des entreprises spécialisées, afin de structurer un écosystème favorable aux opérateurs locaux.
ACP/Provinces26rdc.com
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