Le comité laïc de coordination (CLC) a adressé un message au chef de l’Etat ce vendredi 24 janvier, date marquant l’an 1 de Félix Tshisekedi à la tête du pays. le Comité Laïc de Coordination, (CLC), a rappelé que l’année 2020, qui vient de commencer, annonce la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance nationale et correspond à la deuxième année de son mandat qui démarre aujourd’hui.
Dans son message, le CLC présente quelques actions regroupées en quatre axes susceptibles de provoquer les effets d’entrainement sur les autres secteurs de la vie nationale. Il encourage également le chef de l’Etat à dissoudre la chambre basse du parlement au cas où cette institution continuait à « donner des signaux négatifs de maintien de la léthargie de l’Etat au détriment des attentes réelles de la population et de nos partenaires ».
Dans cette même logique, le CLC appelle le chef de l’Etat à s’affranchir des exigences du partage prétendument « équitable et équilibré du pouvoir» pour privilégier les critères de compétence, d’intégrité et de responsabilité.
Le comité laïc de coordination demande à Félix Tshisekedi de nommer à la tête des hautes instances du système judiciaire des magistrats compétents, capables de résister à l’appât de la corruption et à toute forme de pression politique.
Le CLC demande aussi à Félix Tshisekedi de mobiliser les forces politiques autour des enjeux majeurs et de principales réformes nécessaires pour le pays ; d’assurer le bon fonctionnement des institutions de l’Etat ; de promouvoir la justice et engager la lutte contre la corruption et les violations des droits de l’homme et enfin d’investir dans les perspectives d’avenir.
« Nous attendons, avec l’ensemble du peuple congolais, qu’elle soit de manière effective, comme vous l’avez promis, une année d’Action. Ceci ne nous paraît possible que dans le cadre d’une grande année de concorde nationale qui passe par un véritable et courageux sursaut républicain, propice à la mobilisation dans le respect des différences, de toutes les énergies dont dispose notre pays, pour assurer notre avancement vers le progrès », a indiqué le CLC.
Cependant, les laïcs catholiques rappellent au président Tshisekedi qu’aucun arrangement particulier ne peut se prévaloir être au-dessus de lui.
« Dans cette optique, nous vous invitons d’avance, à vous armer de courage, d’audace et de perspicacité car aucune force politique, ni accord ou arrangement particulier, ne peut se prévaloir d’être au-dessus des prérogatives que vous confère la Constitution, particulièrement en ses articles 69, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88 », renchérit le CLC.
Dans la foulée, le Comité Laïc de Coordination propose au chef de l’État quelques actions concrètes à entreprendre, regroupées en quatre axes, dont la mobilisation des forces politiques autour des enjeux majeurs et de principales réformes
nécessaires pour le pays ainsi que la promotion de la justice et l’engagement à la lutter contre la corruption et les violations des droits de l’homme.
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