Le ministre sud-africain de l’Intérieur a indiqué que 268 Nigérians en situation irrégulière ont été rapatriésdans leur pays d’origine à bord d’un vol spécial après avoir obtenu des documents de voyage d’urgence délivrés par le Haut-Commissariat du Nigeria en Afrique du Sud, ont rapporté vendredi les médias internationaux. «Ces rapatriements s’inscrivent dans une stratégie visant à renforcer l’application des lois migratoires.
Le nombre d’expulsions et de rapatriements a progressé de 46 % au cours des deux dernières années », a déclaré Léon Schreiber, ministre sud-africain de l’Intérieur. Selon le ministère sud-africain de l’Intérieur, ces 268 Nigérians en situation irrégulière font partie d’un contingent de 586 personnes ayant accepté de retourner dans leur pays d’origine. Les intéressés ont embarqué à bord d’un vol spécial après avoir obtenu des documents de voyage d’urgence délivrés par le Haut-Commissariat du Nigeria en Afrique du Sud.
Les autorités sud-africaines ont précisé que toutes les personnes rapatriées ont été déclarées « indésirables » au regard de la législation sur l’immigration, une mesure qui leur interdit de revenir en Afrique du Sud pendant cinq ans. Ces départs interviennent dans un contexte marqué par plusieurs semaines de manifestations anti-immigrés dans différentes régions du pays. Des groupes hostiles à l’immigration ont, notamment réclamé le départ des étrangers vivant dans les quartiers informels, les zones commerciales et certaines communautés minières. Certaines mobilisations ont dégénéré en violences, ravivant les inquiétudes liées à une résurgence des attaques xénophobes qui ont déjà fait de nombreuses victimes et déplacé des milliers de personnes par le passé. « Le gouvernement poursuit par ailleurs plusieurs réformes destinées à moderniser la gestion des frontières, notamment l’extension du système d’autorisation électronique de voyage, le déploiement progressif des cartes d’identité intelligentes (Smart ID) et la mise en place d’une nouvelle plateforme d’identité numérique », a-t-il dit.
Leon Schreiber a appelé la population à ne pas se substituer aux autorités, rappelant que l’application des lois relève exclusivement de l’État et doit s’effectuer dans le respect du cadre légal. L’Afrique du Sud reste régulièrement confrontée à des poussées de sentiment anti-immigré, souvent alimentées par le chômage élevé, les difficultés économiques et la concurrence pour l’accès à l’emploi et aux ressources.
ACP/Provinces26rdc.com
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