Après la polémique qui a suivi la déclaration du Président Félix Tshisekedi à Londres devant la diaspora sur la probabilité de dissoudre l’assemblée nationale et la réaction de la présidente de cette dernière, Jeanine Mabunda, Vital Kamerhe appellent la coalition à travailler pour la réalisation du programme du chef de l’Etat.
Il appelle également à la préservation de la coalition FCC-CACH.
« Le style de gestion du président Tshisekedi est très intéressant. Il ne s’énerve pas mais décide de faire. (…) il est un homme de conviction, un gagnant qui a une psychologie de fer. Oui quelque part le président Félix Tshisekedi s’attendait-il aux difficultés avec le FCC. Nous nous découvrons en train de travailler ensemble, mais l’intelligence politique, la sagesse politique c’est la capacité de surmonter tout cela. Nous devons savoir que, c’est arrivé, ça arrivera et après deux ans ça va se stabiliser. Mais ne lâchons pas prise parce que, les gens guettent et souhaitent cela. Ils veulent que, Félix Tshisekedi se sépare avec Vital Kamerhe, avec Kabila. Le CACH avec le FCC, mais de part et d’autres il y a des aigris. Il y a des gens qui voulaient devenir ministre ou je ne sais pas quoi, ils les sont pas et peuvent se disent que si on recommence à zéro, j’aurai ma chance et à ces gens là du FCC comme du CACH, je dis ceci, faisons attention », a-t-il dit.
Le FCC de l’ancien président Kabila et le CACH de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont coalisé pour diriger le pays après les élections de décembre 2018. Cette coalition qui est une première expérience est secouée par de multiples tensions. Les positions des uns et autres sur certains sujets aboutissent souvent aux réactions musclées des deux camps. On assiste par moment à des affrontements de la rue et à la destruction méchantes, comme c’est fut le cas, à Kolwezi avec les effigies de Tshisekedi et Kabila brûlées.
Kamerhe « nous avons découvert qu’il y a une lettre du ministre des finances qui interdit aux banques de donner des crédits sans son autorisation »
Il a notamment évoqué un cas particulier d’une décision qui permet pas, selon lui, la circulation de l’argent.
« Il a plutôt dit que je constate qu’il y a blocage, je voudrais savoir pourquoi, je veux des explications. C’est plutôt moi qui vous ai dit tout à l’heure en répondant à un journaliste qui voulait savoir pourquoi l’argent ne circule plus, je lui ai dit qu’il n’y a plus de crédits à l’économie parce que nous avons découvert qu’il y a une lettre du ministre des finances qui interdit aux banques de donner des crédits sans son autorisation. Et nous disons d’où vient cette prérogative puisque ça bloque l’économie », a t-il ajouté.
Kamerhe « Il faut laisser la justice faire son travail, et laisser le président Tshisekedi et Kabila s’occuper de l’aspect politique » (Affaires 200 millions)

Vital Kamerhe estime que les personnes incriminées dans l’affaire de détournement présumé de la somme de 200 millions de dollars bénéficient encore de la présomption d’innocence. Le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi déclare qu’il n’est bon de mêler le président de la République et son partenaire Joseph Kabila dans ce dossier qui est au niveau de la justice.
Pour lui, Kabila et Tshisekedi s’occuperaient de l’aspect politique.
« Je ne sais pas si ce dossier accable les autorités de la Gécamines. Moi je suis partisan de présomption d’innocence. À partir du moment où le procureur général de la république a le dossier, c’est fini, pas de commentaire. Il faut laisser le procureur faire la lumière sur la question. Les questions sont simples : est-ce qu’il y a eu prêt ou non ?, il faut donner la preuve. Est-ce que l’argent est entré à la Gécamines ? Si oui, par quel truchement ?, il faut de trace de la banque. Est-ce que cet argent a été cédé en partie ou totalement au trésor public ?, si oui il faut montrer le papier, est-ce que le trésor public l’a utilisé pour les élections ou autre chose ?, si c’est vrai ou si c’est le cas contraire il faut de preuve. Nous ne pouvons actuellement conclure qu’il y a détournement de 200 millions USD. Il faut laisser la justice faire son travail, et laisser le président Tshisekedi et Kabila s’occuper de l’aspect politique », a dit Vital Kamerhe.
Le secrétaire permanent du parti de l’ex – président Joseph Kabila a menacé de mobiliser pour « paralyser » la République démocratique du Congo (RDC) si le patron de la Gécamines, Albert Yuma, soupçonné d’avoir détourné des fonds était notamment inculpé par la Justice.
Président du Conseil d’administration de la Générales des carrières des mines, Albert Yuma, proche influent de Joseph Kabila, est accusée d’opacité dans la gestion de cette firme publique qui doit, depuis fin 2017, quelque 128 millions d’euros de la société Fleurette Mumi, qui appartient à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.
Cette créance est arrivée à échéance en avril 2018 pendant que l’homme d’affaires et ses sociétés sont frappés par les sanctions américaines. Entretemps, un jugement du tribunal de commerce de Lubumbashi exige à la Gécamines de s’acquitter de cette somme auprès de Ventora qui se présente comme la nouvelle société qui remplace Fleurette Mumi. La Gécamines refuse de payer cette dette détaillée à € 128.000.000 (principal), € 3.003.016,19 (intérêts contractuels de retard) et de € 20.878. 159,77 (intérêts contractuels pour défaut de paiement), soit la somme globale de € 151.881.175,96, craignant de ne pas être sanctionné, à son tour. Déjà auditionné par la justice, Yuma n’est pas autorisé de quitter la capitale Kinshasa pour des raisons d’enquête.
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