Les inspecteurs de l’enseignement de la province éducationnelle Nord-Kivu II, englobant les régions de Beni, Butembo et Lubero, menacent de boycotter la tenue des prochaines épreuves certificatives nationales de l’édition 2026 si le gouvernement ne régularise pas leur situation financière.
Dans un mémorandum adressé mercredi 27 mai à la ministre de l’Éducation nationale, le Syndicat national des inspecteurs de l’Enseignement au Congo (SYNIECO), au Nord-Kivu, dénonce le non-paiement d’une part importante de leurs primes de l’année précédente, ainsi que l’absence totale de garanties financières pour la session en cours.
Ils rappellent avoir pourtant assuré le bon déroulement des épreuves hors-session au début du mois de mai par « pur engagement citoyen », malgré les promesses gouvernementales non tenues.
Samuel Kakule Kombi, secrétaire du SYNIECO pour la région, fustige le manque d’anticipation du pouvoir public face à la précarité des agents œuvrant dans cette zone meurtrie par l’insécurité :
« Nous avons constaté que pour l’édition 2025, seuls 49 % des frais alloués à la participation aux épreuves certificatives en faveur des candidats victimes de l’agression dans les zones occupées ont réellement été payés », a-t-il souligné, précisant qu’à ce jour, aucune garantie concrète n’est donnée quant à l’apurement de ce reliquat, ni pour le décaissement des fonds promis pour la prise en charge de la session 2026.
Samuel Kakule Kombi ajoute : « L’Assemblée générale avait accepté, par patriotisme et pour l’intérêt supérieur des enfants, de participer à la hors-session du 4 au 10 mai derniers. Mais nous avions prévenu : il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés ».
Face au silence persistant des autorités compétentes, poursuit Samuel Kakule, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir, notamment l’ENAFEP, le TENASOSP ainsi que la session ordinaire de l’Examen d’État et du JUNACYC.
Risque de paralysie pour les examens nationaux
Faute de mesures concrètes avant le lancement officiel des épreuves certificatives du primaire et du secondaire, des milliers de candidats de la province éducationnelle Nord-Kivu II pourraient se retrouver privés notamment d’examens d’État et de l’Examen national de fin d’études primaires, dans une région déjà fortement fragilisée par le contexte sécuritaire.
Contacté par Radio Okapi, le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale n’a pas encore réagi à ces revendications syndicales.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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