Les prochains jours s’annoncent mouvementés à Kinshasa, avec les manifestations politiques annoncées par l’opposition. Pour éviter le chaos, la police mitonne des stratégies afin d’assurer l’ordre public.
Kinshasa renoue avec des journées villes mortes et des marches de protestation. De son côté, le chef de la police veut anticiper les événements. Pour ce faire, le commissaire divisionnaire adjoint, Israël Kantu, a réuni jeudi dernier, les responsables des unités d’intervention et les chefs de renseignements, avec des consignes claires : agilité et fermeté pour intervenir plus vite.
Le chef de la police de Kinshasa entend encadrer les différentes manifestations prévues tout en garantissant aux personnes non concernées de vaquer librement à leurs occupations. Le commissaire divisionnaire a insisté sur le professionnalisme accru de la part des agents sur le terrain, ordonnant une vigilance maximale pour prévenir tout trouble à l’ordre public.
L’opposition dans la rue
L’opposition congolaise a opté pour une mobilisation dans la rue pour dénoncer ce qu’elle considère comme une dérive constitutionnelle. Elle a annoncé une journée « ville morte » le mercredi 3 juin, destinée à exprimer son rejet d’un processus référendaire qu’elle estime conçu pour contourner les dispositions de la loi fondamentale.
Alors que la Commission politique (PAJ), administrative et juridique venait de déclarer recevable la proposition de loi Ngondankoy sur l’organisation du référendum, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle. Ils dénoncent avec fermeté un forcing opéré par le pouvoir.
En face de l’opposition, les chefs religieux pro-changement constitutionnel seront dans la rue le 5 juin à Kinshasa. En première ligne, le président de la Coalition citoyenne pour la nation a appelé à une mobilisation sans précédent dans le but d’encourager le projet visant à doter le pays d’un texte du développement et de la sauvegarde de l’intégrité territoriale.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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