La ville de Kinshasa, en République démocratique du Congo, n’a pas seulement besoin de collecter davantage de déchets, elle doit surtout organiser un système territorial de proximité, a indiqué dimanche un expert en changement climatique après des échanges entre les bourgmestres et l’Inspection générale de la Territoriale.
« Nous sommes infiniment reconnaissants envers l’Inspecteur général de la Territoriale pour cette opportunité qu’il nous a donnée de faire passer ce message de partenariat avec les communes lors de cette réunion de haute portée. Nous lui disons merci de tout cœur pour son accompagnement et ses encouragements. Kinshasa n’a pas seulement besoin de collecter davantage de déchets. Elle doit organiser un système territorial de proximité, flux, points relais, rôles communaux, traçabilité, qualité de service, standards HSE, données vérifiables et projets PPP finançables », a déclaré Albert Mfwamba, expert en changement climatique et en nouvelle économie du climat.
Selon lui, les déchets, les caniveaux obstrués, l’obscurité, les marchés saturés ainsi que les dépotoirs informels aggravent les inondations, la pollution, les risques sanitaires et la perte de valeur économique locale.
« Pourquoi agir maintenant ? Chaque saison des pluies non anticipée augmente les pertes humaines, économiques et politiques », a-t-il ajouté.
L’expert a expliqué que le programme « Les Belles de Kin la Belle » (BKB) repose sur une architecture d’exécution progressive impliquant des communes engagées, des porteurs de projets locaux, des SCIC locales, des centres de collecte et de valorisation, une méthodologie ‘‘d’onboarding’’ ainsi qu’un dispositif de suivi des données, des risques et des preuves.
M. Mfwamba a également indiqué que leur approche consiste à aider les communes à passer d’une logique de besoins exprimés à une logique de projets structurés, tracés et présentables aux partenaires techniques et financiers.
Parmi les principaux avantages pour les communes figurent, une meilleure structuration des besoins de financement, une priorisation claire des projets communaux, une préparation progressive de dossiers finançables, un renforcement de la crédibilité institutionnelle des communes et la mise en place d’une base d’évidence utile aux bailleurs et partenaires.
« Nous allons organiser une table ronde avec les points focaux afin de nous fixer sur les prochaines étapes jusqu’à la mise en œuvre des différents projets », a conclu M. Mfwamba.
ACP/Provinces26rdc.com
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